Comme le 17 juillet, des dizaines de milliers de personnes ont défilé partout en France pour s'opposer à l'extension du pass sanitaire et à la vaccination obligatoire pour certaines professions.

Les manifestants dénoncent pour la plupart la "dictature sanitaire" que le gouvernement impose, selon eux.
Les manifestants dénoncent pour la plupart la "dictature sanitaire" que le gouvernement impose, selon eux. © AFP / Hans Lucas / Estelle Ruiz

Des dizaines de milliers de personnes à travers la France. Les manifestations de ce samedi ont réuni au total 161.000 personnes à travers la France dont 11.000 dans la capitale. Après une première mobilisation nationale le 17 juillet, les manifestants voulaient protester contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions. La semaine dernière, 110.000 manifestants avaient défilé "pour la liberté" et "contre la dictature sanitaire".

Ces manifestations interviennent alors qu'une très large majorité de Français (76%) approuve la décision du président Emmanuel Macron de rendre obligatoire la vaccination pour les personnels soignants et d'autres professions, avec sanctions à la clef, selon un sondage Elabe pour BFMTV réalisé le 13 juillet. L'extension du pass sanitaire (vaccination complète ou test négatif récent) recueille aussi une majorité d'approbations, mais qui varie suivant les lieux concernés. Actuellement, le projet de loi qui encadre l'élargissement du pass sanitaire et la vaccination obligatoire est en cours d'examen au Sénat. 

Plus d'une trentaine de rassemblements

Les rassemblements les plus importants ont eu lieu à Paris, mais aussi dans le sud de la France (Marseille, Nice et Montpellier). Plus d'une trentaine au total, selon le décompte du réseau France Bleu, ont réuni de quelques centaines à plusieurs milliers de personnes selon les villes.

  • Dans la capitale, près de 11.000 personnes étaient mobilisées, selon le ministère de l'Intérieur. Les manifestants se sont scindés en trois groupes distincts. Essentiellement constitué de "gilets jaunes", un premier cortège a défilé de la Bastille à la Porte de Champerret (XVIIe). Sur la place du Trocadéro (XVIe), plusieurs milliers de personnes, rarement masquées, se sont réunies à l'appel de Florian Philippot. Entre deux "Marseillaise", le Président des "Patriotes" et numéro 2 du RN, a dénoncé "l'apartheid" que met en place l'exécutif, appelant à faire tomber "le tyran" Macron. Enfin, un millier de personnes a rejoint la place des Invalides, venant des abords du Conseil d'Etat (Ier).
  • En dehors de Paris, 168 actions ont été recensées en France par les autorités. À Marseille, un cortège de 4.300 personnes, selon la police, a défilé dans le centre. À Nice, 6.000 personnes selon la police - réfractaires au pass sanitaire, anti-vaccins, "gilets jaunes" et opposants au président Macron - ont défilé dans le centre et sur la Promenade des Anglais, autour d'un même mot d'ordre, "liberté". Enfin, à Montpellier, 5.000 manifestants selon la préfecture ont investi la place de la Comédie aux cris de "liberté" et "à bas la dictature sanitaire", avant de défiler dans le centre.
  • Dans les Hauts-de-France, plus de 1.500 personnes ont défilé à Lille, 800 manifestants se sont retrouvés à Amiens. Au moins 2.000 personnes étaient à Nancy, 3.200 à Metz, selon la police, 2.000 à Reims et 4.000 à Strasbourg. À Bayonne, plus de 3.000 personnes étaient devant la mairie, 4.500 dans les rues de Pau, 3.000 à Limoges. Ils étaient aussi 5.000 à Valence, 2.000 à Grenoble et, au total, près de 10.000 personnes en Savoie et en Haute-Savoie (Chambéry et Annecy). Plus de 3.000 personnes ont manifesté à Nantes.

Heurts à Paris, des journalistes pris à partie à Marseille

Des incidents ont éclaté en fin d'après-midi entre manifestants, qui avaient participé un peu plus tôt aux cortèges anti pass sanitaire, et les forces de l'ordre dans le secteur de l'avenue des Champs-Elysées à Paris

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Peu après 18 heures, les manifestants ont dressé des barricades et jeté des projectiles vers les forces de l'ordre qui ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et de canons à eau, alors que des touristes arpentaient l'avenue. Les manifestants ont été repoussés vers le haut des Champs Elysées, autour de l'Arc de Triomphe, où la circulation a été rouverte vers 18H40, une fois le calme revenu.

À Marseille, une équipe de journaliste TV a été agressée et chassée du cortège, obligée de fuir en courant, rapporte sur son compte Twitter Taha Bouhafs, reporter pour "Le Média". France Télévisions "condamne fermement ces actes inqualifiables, rappelle le principe fondamental de la liberté de la presse" a tweeté l'entreprise qui annonce qu'elle va "porter plainte contre les auteurs de ces faits".

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