Recueillement spontanée place de la République
Recueillement spontanée place de la République © SEVGI/SIPA

Les parisiens se sont recueillis ce week-end en nombre sur les lieux des attentats et place de la République. Beaucoup ont profité du soleil pour montrer leur détermination à continuer à fréquenter les terrasses et les bars de la capitale.

En dépit de l'interdiction des manifestations à Paris jusqu'à jeudi, des milliers de Parisiens se sont retrouvés durant tout le week-end près des sites visés par les attentats, comme devant le Bataclan, ou à l'angle des rues Bichat et Alibert, pour rendre hommage aux victimes des attentats perpétrés vendredi. Certains arboraient ce message : "Même pas peur".

Beaucoup ont profité du soleil pour défier la peur et les intentions supposées des terroristes, en occupant les très nombreuses terrasses parisiennes.

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi soir place de la République, haut lieu de la mobilisation post-Charlie, où la devise de la capitale "Fluctuat nec mergitur" ("Il est battu par les flots mais ne sombre pas") a été peinte.

Ils étaient encore plus nombreux en ce dimanche, lorsqu'un mouvement de foule a fait quitter la place et les abords à une foule apeurée qui courait en criant et rentrant dans tous les immeubles et restaurants et bars ouverts.

Dès l'alerte levée, les gens sont retournés se recueillir.

Par ailleurs, une messe en hommage aux victimes a eu lieu dimanche soir à Notre-Dame . Plus d'un millier de personnes y ont assisté en présence de plusieurs personnalités politiques venues pour "prier" et "porter l'espérance". Une cérémonie a aussi eu lieu à la Grande synagogue de la Victoire à Paris alors que les cathédrales ont sonné le glas en ce premier des trois jours de deuil national.

Des rassemblements ont également eu lieu dans plusieurs villes de province et dans plusieurs villes du monde

Plusieurs rassemblements ont eu lieu dimanche, notamment à Valence où 3 à 5.000 personnes se sont réunies dans le calme et le recueillement, à l'appel du maire (Les Républicains) Nicolas Daragon.

A Dijon , en milieu d'après-midi, 450 personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées -à l'appel des réseaux sociaux-place Darcy, dans le centre-ville. Autour d'un mémorial, plusieurs personnes ont déposé des fleurs et une longue banderole noire au sol accueillait des bougies. Une minute de silence a aussi été observée.

A Auxerre , 500 personnes se recueillaient dans la cathédrale Saint-Etienne en fin de journée.

A Lyon , à nouveau dimanche, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées dimanche soir sur la place de Terreaux, devant l'Hôtel de Ville.

A Caen , près de 2.000 personnes, se sont recueillies dimanche devant le Mémorial de la Seconde Guerre mondiale à l'appel des élus locaux,

A Brest, quelque 3.500 personnes se sont rassemblées et ont observé une minute de silence après avoir entonné le Chant des partisans et la Marseillaise.

Entre 15.000 et 20.000 personnes, dont le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen, se sont réunies dimanche soir à Copenhague devant l'ambassade de France, en hommage aux victimes des attentats de Paris de vendredi.

Si l'Opéra de New York, sous la direction de Placido Domingo, a joué une Marseillaise impromptue samedi soir, ce sont des milliers d'américains, rassemblés en plein air, qui ont entonné l'hymne français samedi à New York etWashington . Le maire de New York, Bill de Blasio, est passé à Washington Square pour assurer que "ces tentatives cruelles pour intimider et menacer le peuple de Paris ne réussiraient pas". A Washington, le bras droit de Barack Obama, le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough, était présent, silencieux, aux côtés de l'ambassadeur de France Gérard Araud.

A Montréal , en famille avec parfois de jeunes enfants, ou entre amis, 5.000 personnes ont défilé en silence par un dimanche froid en hommage aux victimes des attentats de Paris, pourtant des pancartes "Je suis Paris" ou "Même pas peur".

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.