Le passé trouble du légionnaire et père de famille Fransisco Benitez refait surface. L'enquête sur la disparition de sa fille et de sa femme s'est orientée vers Nîmes ce jeudi. Il avait déjà été entendu en 2004 dans une autre affaire de disparition.

Pourquoi la police n'a pas fait le rapprochement plus tôt ? Les explications d'ElizabethBadinier

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Perpignan, carte de situation
Perpignan, carte de situation © IDE

C’est quand ils ont vu les images de Fransisco Benitez, que les proches de la brésilienne Simone de Oliveira Alves, disparue en novembre 2004, ont fait le rapprochement.

A l’époque, elle était la maîtresse du légionnaire qui s’est suicidé lundi dernier. Et comme Allison et Marie-Josée Benitez, elle a disparu du jour au lendemain, le soir du 29 novembre 2004 à Nîmes.

La police judiciaire chargée d'élucider ces deux disparitions a récupéré ce jeudi la procédure nîmoise.

Une orientation nouvelle dans l’enquête

Mère de 4 enfants, Simone de Oliveira Alvesn’avait, elle non plus, aucune raison de disparaitre volontairement . Et pourtant le dernier signe de vie donné fut, comme dans l’affaire d’aujourd’hui, un texto annonçant son départ. Selon sa sœur Ivana, interrogé par Libération , la femme n’était alors pas au courant que son amant était déjà marié (à Marie-Josée Benitez). Lorsqu’elle l’a découvert, « je crois qu'elle voulait se séparer de lui » explique-t-elle.

Après un séjour à l’hôpital, elle disparaît.

Fransisco Benitez avait alors expliqué avoir eu une dispute avec elle. Avant qu’elle ne prenne ses affaires et lui envoie un texto pour lui annoncer la rupture, selon lui. Le procureur adjoint de Nîmes a indiqué à l’AFP que l'information judiciaire ouverte à l'époque pour recherche des causes de la disparition avait été close en 2007 ou 2008.

Son homologue de Perpignan indique que l’exhumation du dossier donne une « orientation nouvelle » aux enquêteurs.

L’affaire des meurtres de la gare de Perpignan

Dans son édition datée de vendredi, Le Monde rappelle que dès le signalement de la disparition d’Allison et Marie-Josée Benitez, les enquêteurs se sont intéressés aux caméras de vidéosurveillance de la gare de Perpignan. Entre 1995 et 2001, quatre jeunes filles au physique similaires (de jeunes brunes filles d’immigrés) y avaient disparu dans des conditions similaires . Trois d’entre elles avaient été retrouvées mortes et dénudées : Mokhtaria Chaïb en 1997, Marie-Hélène Gonzales en 1998, et Fatima Idrahou en 2001. Le corps de Tatiana Andujar, disparue en 1995, n’a lui jamais été retrouvé.

Interrogé par Le Monde, Jean-Marc Pujol,le maire de Perpignan estime que les deux disparitions du 14 juillet dernier « n’ont rien de comparable avec ces crimes ».

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