[scald=103297:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - Un juge d'instruction a conduit lundi une perquisition au domicile de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), en son absence, dans le but de saisir des fichiers mémorisés dans un ordinateur, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Le juge bordelais Jean-Michel Gentil, chargé de plusieurs procédures visant la 15eme fortune du monde, était accompagné de policiers de Paris, comme l'a révélé M6 sur son site internet. La perquisition a duré plusieurs heures.

Plusieurs personnes sont déjà mises en examen pour abus de faiblesse dans ces enquêtes, comme le photographe François-Marie Banier et l'ex-gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre. L'ex-ministre UMP Eric Woerth est également poursuivi pour un présumé financement illicite de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le juge a agi, pour cette perquisition, dans le cadre du dossier d'abus de faiblesse et s'intéressait plus particulièrement à une boîte de courrier électronique ouverte en 2011 par l'avocat Pascal Wilhelm au nom de l'héritière de l'Oréal âgée aujourd'hui de 89 ans, a déclaré la source.

Le mandat de protection future de l'avocat parisien qui a conseillé à la milliardaire des investissements de 143 millions d'euros jugés étranges dans une société de paris en ligne d'un de ses proches a été révoqué le 17 octobre.

La modification d'un testament transférant le bénéfice de l'héritage de ses petits-enfants à l'Institut Pasteur et à un infirmier est également susceptible d'être retenue contre Me Wilhelm. Liliane Bettencourt a été placée sous tutelle de sa fille et de ses petits-enfants le 17 octobre dernier.

Claude Canellas, édité par Thierry Lévêque

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.