A 6 semaines du départ du Tour 2013, il est temps d'en réviser la technique. Du jargon aux braquets... à vos lexiques !

1949 : ce sont les mécaniciens qui en parlent le mieux

La France est encore en reconstruction après la guerre, et la qualité des routes s’en ressent.Le Tour qui a repris en 1947, organisé par l’Equipe, héritière de L’Auto, se dispute encore par équipes nationales, avec du matériel et des mécaniciens fournis par l’organisation.Avec des mécanos contraints de suivre en Jeep la caravane, et dont les nuits de reconstruction du matériel ressemblaient un peu à celles des mécaniciens d’un rallye africain !

Reportage en 1949, édition remportée par Fausto Coppi :

1956 : les boyaux de Maurice Garin (1903)

Dés ses premières éditions, le Tour a naturellement inspiré les coureurs et inventeurs en tout genre, à la recherche d’améliorations techniques.La roue libre et le dérailleur ont ainsi été éprouvés sur les routes du Tour avant de devenir des évidences.Et même le premier vainqueur de l’histoire, Maurice Garin avait son petit secret, dissimulé dans ses boyaux, et révélé en 1956 dans Interactualité :

1985 : les braquets d'Hinault

Techniquement, le braquet définit le produit de la division du nombre de dents du plateau par celui du pignon de la roue arrière. Plus il est important, plus le développement est grand, c'est-à-dire plus un tour de pédale permet de faire une grande distance.Les grands « rouleurs » (d’Anquetil à Merckx en passant par Indurain) ont une capacité à entraîner de grands braquets, ce qui leur permet de creuser des écarts significatifs, notamment dans les contre-la-montre. Mais s’il en est un qui a impressionné tout le peloton, c’est Bernard Hinault.

Témoignages recueillis par Jean-Paul Brouchon dans le Tour 1985 :

Le dictionnaire Français - Tour / Tour - Français (2010)

Comme toute communauté humaine, celle du Tour a développé des rituels, des règles non écrites et bien sûr un vocabulaire. Autant de signes anthropométriques facteurs d’identité, mais aussi d’exclusion pour les non initiés.Mais comme les non initiés sont majoritaires au moins devant leur télévision, la télé justement, se lance parfois dans des tentatives de décryptage, comme ici en 2010.

[](http://www.ina.fr/video/VDD10007787/qu-est-ce-que-ca-veut-dire-video.html) ### En 2011, les mécanos du Tour En un siècle, la technologie a bien sûr évolué, notamment grâce aux apports de la compétition et du Tour de France.Aujourd’hui, les champions chevauchent des machines qui pèsent moins de 7 kilos pour un coût de 7000 euros (1000 euros le kilo, le prix de la truffe quand elle est rare) avec des spécificités différentes selon les profils d’étape.
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