L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray rouvre dimanche. Même si l'Eglise insiste sur son refus de transformer ses lieux de culte en forteresses, quelles sont les précautions prises

Derniers préparatifs avant la réouverture de Église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dimanche
Derniers préparatifs avant la réouverture de Église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dimanche © Maxppp / Jonathan KONITZ

Le 26 juillet, alors qu'il venait de célébrer une messe matinale à l'église Saint-Etienne-du-Rouvray, le père Jacques Hamel, 85 ans, était égorgé par deux jeunes djihadistes et un homme blessé. Depuis cette l'attaque et une fausse alerte, la donne a changé et on a constaté la fébrilité de certains fidèles. Le patrouilles mobiles ont été renforcées et la vigilance s'est accrue dans les édifices catholiques, même si l'Eglise insiste sur son refus de transformer ses lieux de culte en "forteresses".

A quelques heures de la réouverture de Saint-Étienne-du-Rouvray, le point sur la sécurité dans les Eglises

"Les portes de l'Eglise doivent rester ouvertes". Au lendemain de l'assassinat du père Hamel, les voix de la communauté catholique portent ce message, comme un acte de résistance : ne rien changer aux traditions d'accueil et d'ouverture que prône la doctrine. Le cardinal André Vingt Trois le souligne : "La logique sécuritaire transforme votre voisin en ennemi potentiel".

Mais le ministère de l'Intérieur adopte une autre politique, initiée en avril 2015 après l'attentat déjoué de Villejuif. Un dispositif Vigipirate adapté aux édifices chrétiens.

Les fonctionnaires de la Place Beauvau le reconnaissent : il est impossible de protéger les 45 000 églises. 180 d'entre elles bénéficient d'une surveillance, et les patrouilles militaires à chaque messe dominicale soulève les polémiques. Une présence rassurante et anxiogène à la fois.

La vidéosurveillance s'impose dans les esprits

La Conférence Épiscopale des Évêques lance l'expérience pilote dans plusieurs paroisses, des caméras dans les nefs quitte à rompre l'intimité des fidèles qui se recueillent. De son côté, l'archevêché de Paris réfléchit à un contrat avec une entreprise de sécurité pour des conseils logistiques mais aussi des prestations de terrain pour sécuriser Notre-Dame.

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