CRS en arrêt maladie
CRS en arrêt maladie © MaxPPP

Les effectifs des compagnies de CRS de Toulouse, Lyon et Nancy se sont mis en arrêt maladie. Un mouvement pour manifester leur grogne contre les effets collatéraux du plan Vigipirate. Un dispositif qui les "épuise".

Vent de contestation dans les casernes. Depuis la semaine dernière, trois compagnies de CRS se sont collectivement mises en arrêt. Chaque unité compte 80 policiers : 240 agents se sont donc fait mettre au repos. Un moyen déjà utilisé par le passé par ces spécialistes du maintien de l'ordre pour manifester leur mécontentement.

Le mouvement a été lancé par la Compagnie Républicaine de Sécurité de Toulouse vendredi. Celles de Lyon et Nancy, qui devaient venir en renfort pour Vigipirate en région parisienne, ont suivi ce mardi.

Des CRS à bout

Tout est parti du surplus d’activité lié à l’activation du plan Vigipirate après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher de Vincennes. Depuis, 10.500 militaires protègent 830 "sites sensibles" en France. Un millier de CRS en moyenne sont mobilisés chaque jour, selon les syndicats.

Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité police SGP-FO évoque un "ras-le-bol" de grande ampleur avec Emmanuel Leclère.

Le gouvernement l’a annoncé début mars : les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour plusieurs mois.

Cette mobilisation sans précédent entraîne aussi d'importants surcoûts budgétaires.

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