Michel Platini à sa sortie du tribunal de arbitral du sport à Lausanne le 8 décembre
Michel Platini à sa sortie du tribunal de arbitral du sport à Lausanne le 8 décembre © MaxPPP / LAURENT GILLIERON

Michel Platini annonce, dans un entretien à paraître vendredi dans L’Équipe, le retrait de sa candidature à la présidence de la Fifa pour se défendre des accusations dont il fait l'objet.

Michel Platini explique, dans les extraits que l'Equipe a mis en ligne sur son site :

Je ne peux plus, je n'ai plus le temps ni les moyens d'aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres. En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n'y a plus rien.

La candidature de Michel Platini à la présidence de la Fifa, dont l'élection est prévue fin février, était mal en point depuis sa suspension pour huit ans prononcée fin décembre par la commission d'éthique de la fédération, pour un versement en février 2011 de deux millions de francs suisses (environ 1,8 million d'euros) pour une mission effectuée pour la Fifa entre 1998 et 2002. Une suspension assortie d'une amende de 80.000 francs suisses pour Platini (soit 74.000 euros environs.

L'ancienne star du football français a qualifié sa suspension de "véritable mascarade" destinée à le salir pour l'empêcher d'accéder à la présidence de la Fifa et a déposé des recours contre sa suspension.

Avec cette interview, Michel Platini entérine l'echec de sa candidature, qui était inévitable depuis les dernières décisions de la FIFA.

C'est ce que pense Arnaud Ramsay, journaliste à France Football et auteur du livre "Platini Président".

Après le retrait de Platini, il reste désormais cinq candidats à la présidence de la Fifa : le président de la Confédération asiatique Cheick Salman Bin Ebrahim Al Khalifa, le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino, l'homme d'affaires sud-africain Tokyo Sexwale, le Prince Ali, ancien vice-président de la Fifa battu par Blatter lors de la dernière élection présidentielle au printemps 2015, et l'ancien membre de la Fifa Jérôme Champagne.

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