marine le pen prône l'interdiction du voile et de la kippa dans la rue
marine le pen prône l'interdiction du voile et de la kippa dans la rue © reuters

Le Haut Conseil à l'intégration demande l'interdiction des signes religieux dans l'enseignement supérieur. Un rapport que Le Monde qualifie d' "alarmiste" relance le débat sur le port du voile à l'université.

Le rapport du HCI émet douze propositions. Il propose une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse."

Ces recommandations viennent comme un cheveux sur la soupe alors que nous avions dit au HCI que le problème n'existait pas

Le président de la conférence des présidents d'université, n'est pas favorable à une loi, il est même franchement contre.

Jean-Louis Salzmann répond à Julie Szmul

Selon, le secrétaire général du Haut Conseil à l'Intégration, Benoît Normand, le rapport n'aurait pas du être publié avant la fin de l'année. Il a en revanche été remis au président du nouvel Observatoire national de la Laïcité, Jean-Louis Bianco. L'ancien député calme la polémique naissante :

Pour nous ce n'est pas d'actualité. Nous débattrons à la rentrée de la nécessité ou non d'une loi.

Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire national de la Laïcité, avec Marion Lagardère

Nicolas Cadène est rapporteur général de l'observatoire de la laïcité :

Ca n'engage que la mission laïcité du HCI.

A quoi sert donc ce rapport ? La loi de 2004 ne concerne pas les signes religieux dans l'enseignement supérieur. Le Niqab est interdit à la fac, le foulard est en revanche autorisé.

Selon Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'Islamophobie, dépendant du Conseil national du Culte musulman :

L'Université de Lille, qui avait tenté de le mettre en application à la fin des années 1990, a été retoquée par le Conseil d'Etat. Par ailleurs, souligne-t-il, la liberté d'expression reconnaît aux étudiants - par l'article 50 de la loi du 26 janvier 84 - le droit d'exprimer leurs convictions religieuses à l'intérieur des universités, mais interdit d'exercer des pressions sur les autres membres de la communauté ou de créer des perturbations.

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