Des taux de plomb trop élevés avaient été détectés dans quatre établissements scolaires situés dans les alentours de la cathédrale. Les travaux de dépollution ont démarré. Ils doivent être terminés pour la rentrée.

Travaux de dépollution dans la cour de l'école rue Saint-Benoît (Paris 6ème)
Travaux de dépollution dans la cour de l'école rue Saint-Benoît (Paris 6ème) © Radio France / Delphine Evenou

Si c'est l'Etat qui a la charge des travaux de nettoyage du plomb sur le parvis de Notre-Dame et dans les rues qui jouxtent l'édifice, c'est la mairie de Paris qui est chargée de dépolluer les établissements scolaires. Sur les douze testés dans un périmètre défini, quatre écoles sont concernées par des taux de plomb importants : la maternelle et la primaire de la rue Saint-Benoît (6e arrondissement), l'école élémentaire de la rue Saint-André-des-Arts (6e arrondissement) et celle de la rue de Verneuil (7e arrondissement). Les premiers grands travaux ont débuté par le groupe scolaire rue Saint-Benoît, fermé fin juillet. 

Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème)
Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème) © Radio France / Delphine Evenou

"Lors de la première série de prélèvements et d'analyses, les niveaux étaient de 7 000 microgrammes de plomb par mètre carré", détaille Agnès Lefranc, chef du service santé environnementale à la mairie de Paris. "_Après la première intervention de nettoyage par jet d'eau, les niveaux ont été diminués de moitié_. Les derniers travaux doivent permettre d'éliminer la pollution au plomb".

Les cours extérieures entièrement refaites

Pour arriver à se débarrasser du plomb, le bitume des trois cours de récréation est cassé en petits morceaux, après avoir été imprégné d'un produit spécial. 

Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème)
Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème) © Radio France / Delphine Evenou

Ce produit permet de piéger les poussières de métaux lourds au niveau du sol. 

Cela permet ensuite, avec les engins mécaniques de casser les 4 à 5 centimètres d'enrobé tout en évitant la libération des poussières" explique Mickaël Prestavoine, chef de chantier et directeur des opérations industrielles de l'entreprise Seché Urgences Intervention, mandatée par la mairie. Les 200 à 240 tonnes, conditionnées en sac spéciaux, seront ensuite acheminées vers un centre de traitement des déchets dangereux. 

Dix ouvriers vont ainsi se relayer, jusqu'au 24 août, pour réaliser l'excavation des 1 859 mètres carrés des trois cours du groupe scolaire de la rue Saint-Benoît. 

Des mesures de sécurités pour protéger les ouvriers

Des prises de sang ont été effectuées avant le début du chantier pour fait un "point zéro sur l’état de santé" des employés précise Mickaël Prestavoine, le chef de chantier, qui ajoute qu'au vu des "seuils que l’on a dans la cour, l'équipement spécial est obligatoire : sur-chaussures, combinaison complète et masque de protection respiratoire". 

Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème)
Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème) © Radio France / Delphine Evenou

Objectif : rentrée scolaire

À la fin des travaux, de nouveaux prélèvements seront réalisés pour vérifier les taux de plomb. S'il n'existe pas de niveau de référence pour la contamination par le plomb dans les poussières extérieures, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a mis en place une cellule d'aide à la décision, que la mairie de Paris a sollicité. Dans le cas des écoles parisiennes, il faut descendre en dessous de 1 000 microgrammes de plomb par mètre carré.

Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème)
Chantier de dépollution du plomb, groupe scolaire rue Saint-Benoît (Paris 6ème) © Radio France / Delphine Evenou

Par ailleurs, la région Île-de-France a annoncé ce jeudi qu'elle va dépolluer trois lycées situés autour de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle a "diligenté une série de contrôles" entre fin juin et début juillet dans sept établissements, situés dans les 4e, 5e et 6e arrondissements. Trois présentent des concentrations élevées en plomb et seront donc nettoyés d'ici fin août. Il s'agit des lycées Fénelon, Saint-Louis et Charlemagne.  

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