Mercredi soir dernier, un officier de police des CRS a passé la nuit dans son véhicule faute d'un logement digne de son nom .

Samme de bain de la chambre d'un officier au cantonnement Pondorly
Samme de bain de la chambre d'un officier au cantonnement Pondorly © DR
Le gradé, en mission en région parisienne, a refusé de dormir dans la chambre qui lui était réservée au cantonnement de Pondorly en raison de sa vetusté. Moissisures dans la salle de bains, ménage jamais fait, peinture qui se décolle... La situation n'est pas nouvelle, remarque le Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure, déja il y a deux mois à Paris, un batiment hébergeant des officiers CRS a dû être rénové. Depuis douze ans, rigueur économique oblige, les officiers des CRS en déplacement doivent dormir dans les cantonnements. Et ces officiers ont parfois de désagréables surprise, comme ce capitaine arrivé mercredi soir des Hautes Pyrénees à Pondorly, pour une mission de trois semaines. Il découvre une chambre et une salle de bains dans un état qui laissent à désirer, comme le décrit **Philippe Lopez, le délégué national des CRS du Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure**
Mais selon la direction de la police nationale, deux autres chambres ont été proposées au capitaine. Il a refusé et a préféré dormir dans sa voiture, ce qui lui a tout de même valu une convocation, explique le délégué syndical **Philippe Lopez :** > Devant ce double refus, il a été convoqué auprès du directeur zonal et immédiatement renvoyé chez lui. On a demandé à son commandant de faire monter un autre officier pour le remplacer. Pour le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, cet épisode risque d'accroitre le mécontentement chez les officiers de CRS, un metier qui n'attire plus selon lui : 60 postes restent aujourd'hui vacants.
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