PMA pour les femmes seules ou les couples de femmes, auto-conservation des ovocytes, possibilité de levée d'anonymat, fin de vie : le Comité consultatif national d'éthique rend ce mardi ses avis sur toute une série de questions liées à la bioéthique. Et se montre très ouvert sur les questions autour de la procréation.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a réitéré son avis positif à propos, entre autres, de la PMA pour les femmes seules
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a réitéré son avis positif à propos, entre autres, de la PMA pour les femmes seules © Getty / Science Photo Library

C'est surtout sur le volet "Procréation" que le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) se montre le plus ouvert, dans son avis rendu ce mardi.

PMA pour les femmes, seules ou en couple de même sexe

Une décision sans surprise, car le CCNE s'était déjà prononcé dans ce sens : cette fois le Comité réitère son avis positif à propos de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules, tout comme il demeure hostile à la gestation pour autrui.

La PMA, qu'est ce que c'est ?
La PMA, qu'est ce que c'est ? © Visactu / Visactu

Auto-conservation des ovocytes

C'est le sujet qui a été souvent abordé lors des États généraux de la bioéthique,  le comité d'éthique se déclare donc aujourd'hui favorable, à proposer,  à toutes les femmes qui le souhaitent, de congeler leurs ovocytes pour une utilisation future. les seules restrictions posées sont les limites d'âge.

Retrouver un donneur de sperme

Le comité souhaite aussi - et là encore il y avait eu de nombreux débats- la possibilité de lever l'anonymat pour les futurs donneurs de sperme. Il faudra encadrer ces modalités dans des décrets très précis en respectant le choix du donneur. 

Procréation post-mortem

Le Comité consultatif national d'éthique se montre favorable aussi à une procréation assistée post-mortem : les cas sont rares, mais un embryon cryoconservé après le décès de l'homme pourrait être utilisé par sa conjointe. 

Autre nouveauté: la possibilité d'avoir recours à un diagnostic préconceptionnel, pour dépister les porteurs sains de mutations.

Mieux appliquer la loi sur la fin de vie

Quant à la fin de vie, il n'est pas question de modifier la loi, en revanche les membres du comité insistent sur l'impérieuse nécessité que cette loi soit mieux appliquée et mieux respectée.

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