Après l'ouverture officielle des états généraux de la bioéthique, un constat s'impose : réviser tous les sept ans la loi bioéthique ne suffit pas, au regard de la vitesse à laquelle la société et l'opinion évoluent sur ces sujets.

La période de sept ans entre deux révisions de la loi bioéthique oblige le législateur à élargir le débat à tous les grands sujets de société
La période de sept ans entre deux révisions de la loi bioéthique oblige le législateur à élargir le débat à tous les grands sujets de société © AFP / BURGER / Phanie

C'est parce que la science évolue rapidement que la loi de bioéthique doit être révisée régulièrement. Le législateur avait ainsi fixé 7 ans entre deux évolutions du texte, sauf que la société aussi évolue et peut être même encore plus vite.

Sur la Gestation pour autrui (la GPA), par exemple, qui aurait dit, il y a encore quelques mois, que la majorité des Français y serait favorable ?  C'est pourtant ce qui ressort d'un sondage IFOP début janvier. Qui aurait dit qu'il pouvait y avoir une GPA " éthique" ? C'est pourtant ce que laissent entendre 110 signataires médecins, sociologues, historien dans une tribune.

PMA, GPA, mais aussi intelligence artificielle, le Comité d'éthique veut débattre de tout

Alors la GPA, dont les partisans de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes osaient à peine prononcer le nom, de peur que ça leur porte préjudice, sera peut-être au centre des débats.

De quoi ragaillardir les membres de "la Manif pour tous" qui ont déjà, via des affichettes, commencé la campagne contre l'absence de père qu’entraînerait l'accès de la PMA à l'ensemble des femmes. 

Pourtant, ce que souhaite le Comité d'éthique, c'est un débat sur tous les sujets. Au-delà de la procréation, le comité souhaite que l'on parle aussi de l'intelligence artificielle ou du stockage des données de santé. Sera-t-il entendu ? Il sera intéressant de suivre les débats pour voir quels seront les sujets mis en avant par la société et, ne nous dédouanons pas, par la presse.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.