Ce lundi, l'apparition d'affiches pour la "Marche pour la vie" sur des abribus parisiens a suscité la polémique sur Internet. Selon l'afficheur JCDecaux, cet affichage est illégal.

Les affiches de la Marche pour la Vie ont été découvertes par les Parisiens lundi matin
Les affiches de la Marche pour la Vie ont été découvertes par les Parisiens lundi matin © Radio France / JB

"C'est une courte intervention (pour une longue dépression)" : c'est l'un des slogans que l'on pouvait voir, ce lundi matin, sur une centaine d'abribus de la ville de Paris. Ces affiches, toutes montrant un slogan en couleur sur une photo noir et blanc, font la promotion de la "Marche pour la vie", une manifestation prévue le 22 janvier prochain par les opposants à l'Interruption volontaire de grossesse.

L'une de ces affiches avait déjà été vue la semaine dernière dans les pages du Figaro, et dans TéléObs, suscitant déjà une première polémique sur Internet.

Ce lundi, l'apparition de cette campagne dans les rues de Paris a à nouveau déchiré les réseaux sociaux, avec d'un côté ceux qui s'indignent de cet affichage, de l'autre ceux, favorables à la "Marche pour la vie" qui s'en félicitent, mettant en avant leur liberté d'expression et comparant ces affiches à celles de la campagne de prévention contre le Sida qui avait fait polémique en novembre dernier.

Selon JCDecaux, qui gère les abribus parisiens, il s'agit d'un affichage illégal. L'entreprise a réagi sur son compte Twitter, ajoutant qu'elle allait porter plainte. Contacté par France Inter, le groupe explique que "les clés nécessaires à l'ouverture des caissons publicitaires ont pu être contrefaites ou volées, ou les serrures forcées", mais affirme ne pas encore connaître le mode opératoire exact qui a été utilisé pour cet affichage sauvage. Selon nos constatations, plusieurs de ces affiches avaient déjà été retirées en fin de matinée lundi.

Le compte officiel de la "Marche pour la Vie", qui s'était félicité la semaine dernière de la parution de sa campagne dans le Figaro, n'a pas relayé cet affichage. Selon LCI ce sont des militants du mouvement "Les Survivants" qui sont derrière cette action, mais leur chef de file assure qu'il s'agit d'actes isolés : "Ce sont de grands garçons, ils font ce qu'ils veulent", affirme-t-il. Habitués des opérations coup de poing, des membres des Survivants avaient recouvert la Statue de la Liberté parisienne d'un voile de deuil noir, le mois dernier.

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