Depuis quelques jours, les gens du voyage sont au centre du débat politique. Après le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, et ses propos très durs sur les campements illégaux, c'est toute l'équipe municipale UMP de Guérande qui menace de démissionner pour protester contre l'installation de caravanes.

Le député-maire UMP de Guérance, en Loire-Atlantique, Christophe Priou s'estime impuissant face à l'installation illicite de 150 familles de gens du voyage sur un terrain de foot.

On s'est trouvés ce week-end devant une invasion de 150 caravanes sur le terrain de foot de la commune alors que depuis plusieurs années, à Guérande, dans le cadre de l'intercommunalité, nous acceptons les grands rassemblements à tour de rôle sur des terrains dédiés.

Pour protester contre cet état de fait, il menace, avec ses adjoints, de démissionner.

On a appelé le sous-préfet pour dire que si l'ordre républicain ne peut pas être maintenu, nous faisons le constat d'échec qu'en tant qu'élus, on n'a plus les moyens d'administrer la commune.

Christophe Priou a aussi porté plainte devant la justice pour occupation illicite de terrain.

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Des terrains d'accueil

Selon, Patrick Lapouze, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique, Guérande a pourtant les terrains nécessaires et obligatoires pour accueillir les gens du voyage.

Les collectivités locales concernées sont à jour de leurs obligations en matière de terrains d'accueil : ces gens sont dans l'illégalité. Dès qu'une décision de justice aura été rendue notre volonté est de la faire exécuter le plus rapidement possible.

En face, les occupants estiment que les terrains proposés ne sont pas praticables et inadaptés, notamment au déplacement des caravanes.

Une polémique tendue

Outre la menace de démission collective du maire de Guérande et de ses adjoints, c'est le maire UMP de Nice, Christian Estrosi qui a relancé, de manière brutale, la polémique dimanche.

Réagissant à l'installation de gens du voyage sur un terrain près de Nice, l'élu a utilisé des mots très durs pour dénoncer ces campements illicites.

J'appelle les maires de France à la révolte et à utiliser le mode d'emploi qui est le mien. J'en ai maté d'autres.

Détaillant, justement, sa méthode, Christian Estrosi a notamment évoqué une surveillance des véhicules des occupants, sans échapper à des sous-entendus douteux

Je vais relever les plaques d'immatriculations les une après les autres. Je fais un référé devant le tribunal à titre conservatoire pour pouvoir saisir les véhicules, vous savez, ces belles et grosses voitures avec lesquels ils tirent leurs belles et grosses caravanes pour lesquelles il faudrait parfois aux Français toute une vie pour pouvoir se payer les mêmes.

L'association SOS Racisme a annoncé qu'elle allait porter plainte contre l'élu UMP pour ces propos.

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