Pour lutter contre la pollution aux particules fines, la mairie de Paris a demandé à l'État d'instaurer la circulation alternée pour vendredi. Le gouvernement a refusé.

Paris pollution Tour Eiffel
Paris pollution Tour Eiffel © © mattscutt / RooM The Agency /Corbis

Depuis le début de la semaine, la région parisienne et plusieurs départements du Nord connaissent un pic de pollution aux particules fines. D'après Airparif, l'organisme chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France, le "seuil d'information" devrait à nouveau être dépassé vendredi .

Conformément à la réglementation, Anne Hidalgo a demandé jeudi au gouvernement de mettre en oeuvre des mesures d'urgence : circulation alternée, contournement de l'agglomération par les poids lourds de transit et gratuité des transports en commun.

Appliquée pour la dernière fois il y a un an, le 17 mars 2014, la circulation alternée avait permis de réduire de 25% le trafic aux heures de pointe dans la capitale. Mais cette fois le gouvernement a refusé . Une décision incompréhensible pour Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui a immédiatement réagit sur son compte Twitter.

De son côté, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a critiqué le manque d'anticipation de la mairie de Paris : "Il faut que la ville de Paris agisse de façon beaucoup plus déterminée. Car on voit beaucoup d’annonces. Et il n’y a pas beaucoup de changement".

D'autres mesures prises contre la pollution

La Ville maintient tout de même les mesures relevant de sa compétence. L'abonnement Vélib à la journée et le stationnement résidentiel seront encore gratuitsvendredi . La mairie propose également une heure d'Autolib' gratuite. Autant de mesures destinées à encourager les Franciliens à laisser leur voiture au garage.

Depuis son instauration en 1996, la circulation alternée n'a été mise en oeuvre que deux fois en Ile-de-France.

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