La colère gronde jusque chez les chefs d'établissement : beaucoup d'élèves n'ont toujours pas vu leurs vœux satisfaits, y compris dans les filières à "pastille verte".

Le système du site APB est largement controversé
Le système du site APB est largement controversé © Maxppp / François Destoc

Pour les futurs bacheliers, c'était normalement la garantie que leur vœu d'orientation post-bac ne pourrait pas être refusé : la pastille verte du site admissions post-bac, plus connu sous l'acronyme APB. Sur ce site servant aux élèves pour sélectionner les filières qu'ils souhaitent intégrer après la fin du lycée, un système de pastilles de couleur a été mis en place pour indiquer quelles sont les filières les plus faciles à intégrer.

Les pastilles orange indiquaient clairement les filières les plus tendues, comme les Staps (Sciences et technologies des activités physiques et sportives), la psychologie ou le droit, où le passage par un tirage au sort est devenu inévitable – un dispositif s'attire les critiques des élèves comme des enseignants. En revanche, les pastilles vertes désignent les "licences libres", où le nombre de places est jugé suffisant pour intégrer tous les candidats qui le souhaitent dans une académie.

Les établissements pas informés

Or la colère gronde chez les chefs d'établissement, car même dans ces filières, beaucoup n'ont pas vu leurs vœux satisfaits. Sciences du langage, SVT, LEA, économie et gestion : autant de filières estampillées "pastille verte" dans plusieurs académies, et où les élèves sont encore en liste d'attente.

Beaucoup ne comprennent pas : "Ils sont arrivés en nous disant qu'ils étaient en attente sur des pastilles vertes, ce à quoi les établissements ont répondu que c'était impossible, puisque ce sont des licences garanties", selon Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement du secondaire. "Les établissements n'ont jamais été informés : ils ont découvert qu'il y avait des tirages au sort sur un certain nombre de pastilles vertes parce que les élèves s'en sont inquiétés", explique-t-il.

Des désistements attendus

Philippe Tournier dénonce une certaine "cruauté" vis-à-vis de ces élèves "qui ont commencé le bac alors qu'ils étaient en larmes". Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, seules 55 filières pastilles vertes sont concernées par cet engorgement lié au fait que chaque élève est obligé de choisir au moins une pastille verte dans leurs voeux.

Mais dans ces filières choisies par défaut pour beaucoup, il devrait y avoir, selon le ministère, un certain nombre de désistements, ce qui devrait permettre à ceux qui en ont fait leurs principaux souhaits d'y accéder.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.