[scald=106997:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le candidat du MoDem à l'élection présidentielle, François Bayrou, a estimé jeudi que l'affaire du tueur au scooter de Toulouse allait modifier la tonalité de la campagne, dont il estime au demeurant qu'elle n'a pas vraiment été suspendue.

"Je souhaite que la campagne change dans le ton et dans le fond", a-t-il déclaré à RMC et BFM-TV, alors que l'assassin présumé de trois militaires, de trois enfants juifs et d'un jeune rabbin était toujours assiégé à Toulouse.

"Depuis des mois, on a (...) une campagne de diversion, une campagne dans laquelle on agite (...) des sujets secondaires", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas qu'on retombe dans cette ornière (...) Je ferai tout ce qu'il faut pour que cette campagne électorale s'intéresse à l'essentiel."

François Bayrou est l'un des cinq candidats qui ont assisté mercredi à Montauban à une cérémonie en hommage aux trois soldats abattus, présidée par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, qui brigue lui-même un second mandat.

Cette cérémonie a été un bref moment d'unité nationale alors que la plupart des candidats ont pratiquement suspendu leur campagne depuis le raid meurtrier du tueur, lundi, dans une école juive de Toulouse.

Le président du MoDem estime cependant que la campagne électorale a, en vérité, "continué par d'autres moyens".

"Je pense que la campagne ne s'est jamais interrompue - je n'en fais pas d'ailleurs grief", a-t-il ajouté. "Ces événements ont été l'occasion pour le président de la République de montrer une certaine image de la fonction et pour les autres candidats de montrer une certaine idée qu'ils se font de leur place dans leur pays."

Emmanuel Jarry, édité par Marc Joanny

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