A la rentrée, l’UMP présentera à ses militants une contre-réforme des retraites. Pilotée par le député de la Drôme, celle-ci proposera notamment le recul de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 44 années.

Hervé Mariton
Hervé Mariton © Maxppp

A quelques semaines de la présentation par le gouvernement du projet de loi sur les retraites, l’UMP lance sa contre-offensive.

« Nous ne voulons pas augmenter les cotisations, (…) et baisser le pouvoir d’achat des retraités » explique Hervé Mariton pour justifier que le « curseur de l’âge » est le seul auquel on peut toucher.

L'horizon 2020-2023 constitue une pente raide, mais nécessaire

Dans le contre-projet que l’UMP proposera à la rentrée, et qu’Hervé Mariton pilote, figure donc le recul de l'âge légal de départ à 65 ans et l'allongement à 44 années de cotisation à l’horizon 2020-2023.

« Une pente raide, mais nécessaire pour garantir le financement » du régime des retraite, explique le député.

Le projet de l'UMP est encore à l'état d'ébauche, Benjamin Illy.

Une réforme « plus fondamentale »

M. Mariton estime par ailleurs que la problématique des retraites nécessite u ne réforme plus profonde, « plus fondamentale ». Il s'est donc également dit favorable à la mise en place d'une retraite à points , idée défendue par la CFDT et auquel le gouvernement socialiste réfléchit. Elle pourrait notamment prévoir la mise en place d'un "compte individuel de pénibilité" pour les salariés exposés à un facteur de risque de réduction de leur espérance de vie à la retraite.

Selon lui, l'avancée vers un régime général unique de retraites, résultat de la fusion du régime privé, de celui des fonctionnaires et des régimes spéciaux, doit se faire "en prenant son temps et pas brusquement ". Elle permettrait de réaliser environ 6 milliards d'euros d'économies.

Hervé Mariton explique les "principes fondamentaux" du contre-projet de l'UMP

Le Parti socialiste a déjà adopté, en juillet, ses propres propositions de réforme. Il ne propose pas de revenir sur l'âge légal de départ à la retraite, porté à 62 ans par la réforme de 2010. Concernant la durée de cotisation, portée à 41,5 années par la dernière réforme,le PS juge qu'un allongement après 2020 est "possible", mais qu'"il ne devra pas excéder la moitié des gains d'espérance de vie ".

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