Le variant britannique du Covid-19 touche-t-il plus les enfants ? On n'en a toujours pas la preuve, mais plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, ont préféré fermer leurs écoles pour éviter de créer de possibles foyers de contamination. En France la question des cantines scolaires se pose. Faut-il les fermer ?

Selon le ministère de l'Éducation, il y aurait beaucoup plus d'inconvénients à fermer les cantines scolaires qu'a les laisser ouvertes
Selon le ministère de l'Éducation, il y aurait beaucoup plus d'inconvénients à fermer les cantines scolaires qu'a les laisser ouvertes © AFP / Damien Meyer

Le taux de positivité est remonté chez les enfants, sans qu'il soit lié à la présence à l'école, puisqu'on a les chiffres de contamination des vacances. Mais des questions se posent concernant les cantines scolaires. Faut-il les fermer ? Les adapter ?

Les élèves se côtoient, sans masque, pour manger

À ce stade, pour le ministère de l'Éducation, il n'est pas question de fermer les cantines scolaires. Certes, ce sont des lieux où les élèves ne portent pas le masque et où les contaminations peuvent être plus fréquentes. Mais il y aurait beaucoup plus d'inconvénients à les fermer qu'a les laisser ouvertes, selon le ministère. 

Comment feraient les enfants qui habitent loin et ne peuvent pas rentrer chez eux ? Tous les parents ne pourraient pas fournir chaque jour un repas et laisser les collégiens et les lycéens manger dehors, en cette saison, n'est pas non plus envisageable. 

Des mesures peuvent améliorer le situation sanitaire des cantines

Pour autant, le ministère de l'Éducation nationale reconnaît qu'on peut faire mieux dans le protocole sanitaire, par exemple renforcer l'aération des cantines, faire des petits groupes par classe pour éviter les brassages, espacer davantage les élèves ou distribuer des paniers repas que les élèves mangeraient dans la classe. 

Mais ces solutions ne sont pas applicables partout, selon la configuration des lieux, selon les effectifs et, surtout, les marges de manœuvre ne sont pas les mêmes, dans une petite école ou un établissement de plus de 1 500 élèves. 

Quoi qu'il en soit, le ministère explique que, si on en venait à fermer les cantines, ce serait une décision des autorités sanitaires. Ni l'Education nationale, ni les collectivités locales qui gèrent les cantines ne peuvent prendre seules cette décision