Dans une lettre publique, le souverain pontife maintient la possibilité pour les prêtres d'absoudre l'avortement, prolongeant une disposition temporaire pendent le Jubilé.

Le pape François à la basilique Saint-Pierre le 19 novembre 2016
Le pape François à la basilique Saint-Pierre le 19 novembre 2016 © Reuters / Stefano Rellandini

Un "Jubilé de la Miséricorde" qui avait ouvert cette possibilité de pardon de l'avortement en confession à son lancement, en décembre 2015, et qui a pris fin le 20 novembre. Mais le pape a profité de l'occasion pour maintenir cette petite brêche dans la doctrine catholique traditionnelle, estimant "qu'il n'existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit". Autrement dit, que même l'avortement, qu'il décrit toujours comme "un péché grave qui met fin à une vie innocente", peut être pardonné... À condition de le regretter.

Un pas prudent, certes, mais un pas tout de même. Sur le plan symbolique, le vaticaniste John Allen estime qu'il s'agit "d'une importante main tendue aux femmes". Même s'il s'agit finalement surtout de rattraper le réel : dans les pays occidentaux, de nombreux évêques n'avaient pas attendu le pape pour déléguer aux prêtres la possibilité d'absoudre un avortement.

Excommunication de principe et autres doctrines

Pas question toutefois de se fâcher (encore plus) avec les intégristes. Le pape prolonge aussi la validité des absolutions délivrées par les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, fondée par Mgr Lefebvre et qui a rompu avec Rome en 1988, l'accusant de céder trop de terrain au monde moderne.

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