À Paris se tient, ce samedi matin, un "Ménopause café" qui prévoit de réunir plus d'une centaine de femmes. Initié par un groupe d'étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal, ce rendez-vous vise à informer les femmes concernées et surtout à briser le tabou autour du sujet.

Le premier "Ménopause café" organisé dans la capitale samedi doit réunir plus d'une centaine de femmes.
Le premier "Ménopause café" organisé dans la capitale samedi doit réunir plus d'une centaine de femmes. © Getty

Une page Facebook avec déjà 10 000 fans et un premier événement à Paris : le premier "Ménopause café" organisé dans la capitale samedi doit réunir plus d'une centaine de femmes. Initié par un groupement de médecins, le Gemvi (J'aime vie), groupe d'étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal, ce rendez-vous a pour but d'informer les femmes concernées, de les faire parler et de sortir le sujet d'un tabou encore assez présent. 

L'initiative, totalement inédite en France, reprend ce qui se fait déjà en Grande-Bretagne et en Belgique : des rendez-vous réguliers autour du thème. Celui de Paris est une première, que ses organisateurs espèrent reproduire ensuite dans d'autres villes.

"C'est horrible, on ne m'avait pas prévenue"

"Moral au plus bas, prise de poids, bouffées de chaleur", "C'est horrible on ne m'avait pas prévenue", "mon corps vit un cataclysme", "une crise d'adolescence hormonale à l'envers" : les commentaires affluent sur la page Facebook de l'événement. Car les femmes ont manifestement besoin d'en parler, mais ont aussi du mal à en parler.

À l'origine du concept le professeur Patrice Lopes, gynécologue obstétricien. "Il y a eu des enquêtes qui ont montré que beaucoup de femmes n'étaient pas informées sur le plan médical", explique t-il. Pendant ce "ménopause café", des spécialistes des médecins vont animer des tables rondes, évoquer les symptômes, les impacts sur la sexualité, l'ostéoporose, mais aussi les traitements hormonaux de substitution.

Montrer que, prescrits à bon escient, les traitements hormonaux peuvent être bénéfiques

La démarche n'est pas innocente : depuis une étude américaine de 2003 qui pointait des risques accrus de cancer du sein avec ces traitements hormonaux, beaucoup de femmes s'en sont détournées. Les médecins veulent montrer à l'occasion de ces rencontres que prescrits à bon escient et selon certaines modalités bien précises, juste après la ménopause et pas après 60 ans notamment, les traitements hormonaux peuvent améliorer significativement la qualité de vie des femmes ménopausées. "Il y a des bénéfices réels dont il faut parler sur les bouffées de chaleur, les sécheresses vaginales, les crises de sueurs nocturnes et les douleurs articulaires", conclut le professeur Patrice Lopes. 

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