A partir de ce mardi, deux des quais de la Gare Montparnasse à Paris seront dotés de nouveaux portiques de contrôle.

Pour l'instant seuls deux quais de la gare Montparnasse sont équipés en portiques de contrôle
Pour l'instant seuls deux quais de la gare Montparnasse sont équipés en portiques de contrôle © Radio France / Marion Bargiacchi

Des bornes décorées de lumières bleues, équipées de portes vitrées et d'écrans : c'est ce que les passagers qui s'engagent sur les quais 6 et 7 de la Gare Montparnasse vont trouver sur leur chemin à partir de ce mardi. Et ce sera la cas pour toutes les voies de 14 gares TGV d'ici à la fin 2018.

Des contrôles de validité des billets

Mais ne les confondez pas avec les portiques de sécurité pour l'embarquement à bord des trains Thalys, mis en place après l'attentat évité d'août 2015. Ces nouveaux portiques qui entrent en service à partir de ce mardi ont pour seule fonction de contrôler la validité des billets, pour éviter les fraudes. Concrètement, pas besoin de venir plus tôt : la voie du train restera annoncée 20 minutes avant le départ du train.

Testés depuis plus d'un an à Paris-Montparnasse et à Marseille, ces portiques seront "bien rodés pour l'ouverture des lignes à grande vitesse vers le sud-ouest et la Bretagne", soit le 2 juillet, selon Delphine Couzi, directrice des opérations et du service aux clients chez Voyages-SNCF. La Gare de Lyon et la gare Saint-Charles à Marseille seront aussi opérationnels à cette date. D'autres gares viendront par la suite.

Les portes d'embarquement dans les gares
Les portes d'embarquement dans les gares © Visactu

La fraude représente 100 millions d'euros par an

Objectif : permettre aux contrôleurs de "passer plus de temps avec les clients et moins avec les fraudeurs", alors que la fraude dans les TGV représente 100 millions d'euros par an. Une solution qui n'est "pas la plus efficace" selon la fédération d'utilisateurs Fnaut, "puisque ça contrôle la validité du titre mais pas des cartes d'abonnement".

"On veut que les gens prennent de plus en plus le train et on commence par mettre des barrières"

Le président de la Fnaut Bruno Gazeau déplore en outre le fait que "les personnes qui veulent accompagner leur famille au train, qui ont des enfants, qui ont des bagages" ne pourront plus accéder aux trains. Les syndicats aussi se disent frileux, car cela "ne remplacera pas les contrôles à bord" et qu'il faut aussi "des personnels en amont".

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