Climat : pourquoi les négociations patinent ?
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À six mois du Sommet de Paris qui doit écrire un nouvel accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre, un texte est sur la table des négociations mais il souligne les désaccords entre États.

Les négociations bégaient : comment répartir l'effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre ? À Kyoto, les pays riches avaient accepté de porter le fardeau de leur responsabilité historique : ce sont eux qui ont pollué en se développant grâce aux énergies fossiles. Mais aujourd'hui ils font remarquer que les pays émergeants contribuent largement au réchauffement.

La Chine est devenue le premier pollueur du monde. Les négociations patinent aussi sur les engagements de réduction ou de stabilisation des émissions . Faut-il les inclure dans le texte du futur accord ou en annexe ? Au moins tout le monde est d'accord pour dire qu'il n'est pas nécessaire d'adopter un régime de sanction pour les États qui ne respecteraient pas leurs engagements .

Les négociations piétinent enfin sur le financement de l'adaptation . Les pays les plus vulnérable réclament que les promesses soient tenues : 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. Mais les caisses des États sont vides. Les pays riches ne veulent pas signer un accord qui les obligeraient à payer. Il faut trouver des financements dits innovants. Le plus dur reste donc à faire pour éviter le fiasco du sommet de Copenhague rebaptisé "Flop eu nague" par les écologistes.

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Climat : les enjeux des négociations
Climat : les enjeux des négociations © Radio France
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