Au-delà de 120 palpitations par minute, il faut consulter
Au-delà de 120 palpitations par minute, il faut consulter © MaxPPP / Philippe Turpin

À l'occasion de la journée européenne de prévention de l'AVC ce samedi, des associations de patients invitent chacun à prendre son pouls, un moyen efficace de dépister une arythmie cardiaque, qui multiplie par cinq le risque d'AVC.

Les spécialistes sont formels : une personne souffrant d'une arythmie cardiaque ou FA (fibrillation atriale) sont non seulement les plus exposées à l'AVC, mais risquent d'autant plus de faire un AVC grave, avec une mortalité de 30 % à 30 jours. D'où cette campagne "prendstonpouls" pour sensibiliser les Français (et notamment les plus de 65 ans) à détecter toute anomalie. Environ 1 % d'entre eux sont en effet touchés, parfois sans le savoir.

► ► ► SUR LE WEB | Le site de la campagne "prendstonpouls"

Pour ce faire, rien de plus simple : il suffit d'appliquer l'index et le majeur sur l'artère au niveau du poignet ou sous le cou, et de compter les pulsations pendant une minute. Au-delà de 120, il peut s'agir d'une FA et il faut donc consulter un médecin.

Pour le Dr François Rouanet, détecter les FA est déjà un grand pas pour éviter un éventuel AVC, puisque cette arythmie peut être traitée avec des médicaments.

Quand le cœur devient irrégulier, il ne se vidange pas correctement à chaque contraction; du sang peut donc stagner dans les cavités cardiaques et former des caillots qui peuvent ensuite partir dans la circulation, monter au cerveau, boucher une artère et provoquer un AVC.

L'AVC est la deuxième cause de décès en France, loin devant les accidents de la route mais derrière les différentes tumeurs.

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