Pour éviter les erreurs qui pourraient faire invalider le vote dans certains bureaux, des villes délivrent une formation pour les assesseurs, comme par exemple à Montreuil.

A Montreuil, samedi matin, dernière formation pour les nouveaux assesseurs avant le vote dimanche pour le deuxième tour de l'élection présidentielle
A Montreuil, samedi matin, dernière formation pour les nouveaux assesseurs avant le vote dimanche pour le deuxième tour de l'élection présidentielle © Radio France / Géraldine Hallot

Avec 47 millions d'électeurs, il faut un nombre conséquent d'assesseurs partout en France pour assurer le bon déroulement du scrutin qui désignera le nouveau ou la nouvelle président(e) de la République, ce dimanche. Problème : d'ordinaire, ce sont les partis politiques historiques, tels que Les Républicains ou le Parti socialiste qui fournissent le gros des troupes. Mais tous deux ayant été éliminés au premier tour, il est très difficile dans certaines villes de réunir le nombre suffisant d'assesseurs.

Horaires d'ouverture des bureaux de vote, composition du personnel présent pour assurer la tenue du bureau, matériel de vote et surtout attitudes à bannir de la part des électeurs... A Montreuil, où ce nombre de volontaires a été réuni de justesse, il faut maintenant prendre le temps de tout expliquer aux nouveaux assesseurs. Et samedi matin, c'est le directeur des affaires générales de la mairie qui s'en est chargé.

Toutes les urnes et les bulletins nécessaires au scrutin sont rassemblés dans le bureau de vote centralisateur de la mairie de Montreuil, avant d'être installé dans les différents bureaux de la ville.
Toutes les urnes et les bulletins nécessaires au scrutin sont rassemblés dans le bureau de vote centralisateur de la mairie de Montreuil, avant d'être installé dans les différents bureaux de la ville. © Radio France / Géraldine Hallot

Risque d'invalidation des résultats

Les bureaux de vote, qui doivent être tenus en permanence par un président et deux assesseurs, minimum, doivent respecter un certain nombre de règles. Mirelle Alphonse, conseillère municipale de Montreuil et présidente de bureau, rappelle par exemple que le prosélytisme est interdit dans un bureau : en d'autre termes, toute personne qui communique son intention de vote à l'intérieur du bureau doit être invitée à sortir.

Bien sûr, il faut aussi veiller à ce que chaque électeur prenne bien, au moins, deux bulletins et passe impérativement par l'isoloir. Derrière l'urne, enfin, deux personnes doivent être postées en permanence pour contrôler le bon déroulement du vote. Des règles essentielles à respecter, parce que tout manquement peut entraîner l'invalidation des résulats de tout le bureau.

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