avant la novillada
avant la novillada © CC Manon71

Pro et anti-corrida se rejettent la responsabilité des violences au lendemain de l'envahissement des arènes de Rion-des-Landes par des militants anti-corrida, qui a fait huit blessés dont un grave parmi les manifestants.

La novillada a été perturbée par quelques dizaines de militants de la cause animale. Les manifestants, qui avaient pris un billet d'entrée, ont envahi le centre de l'arène, certains enchaînés, d'autres couverts de faux sang sous les sifflets et les insultes des spectateurs.

Chaînes humaines, slogans hostiles, fumigènes, le chef du groupement de gendarmerie des Landes, le Colonel Spinetta, parle d'une manifestation d'une rare violence verbale. Violences qui se sont poursuivies à l'extérieur des arênes.

S'en est suivie une bagarre avec les aficionados, l'intervention des gendarmes, et à la clé huit blessés, dont un grièvement, un sexagénaire qui est sorti du coma artificiel ce matin. Âgé d'une soixantaine d'années, ce militant anti-corrida a subi, dans des conditions que l'enquête va chercher à éclaircir, un fort traumatisme crânien.

Chaque camp menace de dépose plainte, une enquête a été ouverte déterminer les responsabilités de chacun

Les manifestants mettent en cause les forces de l'ordre et les pro-corrida. Ces derniers veulent d'ailleurs également porter l'affaire en justice.

Samedi, le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot avait assuré que le manifestant avait été "projeté par les gendarmes". Il est revenu dimanche sur ses déclarations.

"Tous les militants à terre ont été frappés par les Gendarmes. Le responsable des arènes donné un coup de poing dans la nuque et des coups au sol au sexagénaire. On a les photos", a assuré Jean-Pierre Garrigues, le vice-président du CRAC Europe, le Comité Radicalement Anti Corrida.

Jean-Pierre Garrigue avec Philippe Randé

Le colonel Fabrice Spinetta, chef du groupement des Landes, explique lui que le militant anti-corrida est probablement tombé d'un camion ou d'un escalier. Il parle d’une foule de manifestants "très agressive", dont les organisateurs "ne voulaient rien écouter"

L’organisateur de la novillada va également porter plainte ainsi que le maire de Rion-des-Landes pour "outrage et dégradation de biens sur la commune.

Un arrêté municipal avait été pris pour interdir la manifestation mais Rion dispose d'un seul policier municipal

Dans le village on s'interroge, car des précautions avaient pourtant été prises avant la tenue de la corrida.

Le maire de Rion-des-Landes, Joël Goyheneix,au micro de Jean-Paul Saint-Marc

Une enquête judiciaire a été ouverte sous la direction du procureur de Dax.

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