Ce mardi commence le premier “Moi(s) sans tabac”, une initiative du ministère de la Santé. Il existe de très nombreuses façons d’arrêter la cigarette… y compris sur smartphone.

Objectif du mois sans tabac : multiplier par cinq les chances d'arrêter pour de bon
Objectif du mois sans tabac : multiplier par cinq les chances d'arrêter pour de bon © Maxppp / PhotoPQR - La Voix du Nord

Le “Moi(s) sans tabac” commence ce mardi dans toute la France. Lancée par le ministère de la Santé, l’initiative, inspirée d’un événement organisé depuis 2012 en Grande-Bretagne, lance un défi aux fumeurs : s’abstenir de toucher à une cigarette pendant 30 jours.

Opération collective

Objectif du ministère : faire baisser significativement la consommation de cigarettes. Arrêter pendant trente jours multiplie par cinq les chances d’arrêter définitivement : c’est l’argument avancé par les organisateurs de ce défi qui se veut, en outre, collectif, car les chances d’arrêter augmentent de 36% quand un proche arrête en même temps (selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire).

Pour réussir ce défi, des “kits d’aide à l’arrêt” sont disponibles gratuitement en pharmacie. On y trouve un livret d’aide et une roue cartonnée permettant de chiffrer les économies effectuées.

Mais si cela ne vous suffit pas, votre smartphone pourrait vite devenir votre meilleur ami pour vous tenir à l’engagement des trente jours sans tabac. Oubliez la mythique séance de désensibilisation façon “code de la route” dans le film “Le Pari” , les nouveaux outils passent par des applications mobiles.

Tabac Info Service, l’application “officielle”

Si vous devez n’en télécharger qu’une, c’est sûrement celle-ci. Lancée en 2015, l’application du service Tabac Info Service regroupe de très nombreuses fonctionnalités : conseils, compte des économies réalisées (et de ce que cela vous permet d’acheter), mini-jeux et même une fonction sociale, qui permet de demander à ses proches d’envoyer des messages vidéo d’encouragement. C’est l’un des supports employés pour l’organisation du “Moi(s) sans tabac”.

Des applis pour tous les goûts

Hors du service proposé par Tabac Info Service, les alternatives sont nombreuses et il y en a pour tous les goûts. Toutes les applications évoquées dans les lignes qui suivent sont gratuites mais peuvent inclure des achats intégrés :

  • Les conseils : La plupart des applications qui vous proposent de vous aider à arrêter de fumer délivrent des conseils pour tenir bon. Parmi elles, “Stop Tabac”, qui a été conçue par l’université de Genève en Suisse, et propose des conseils personnalisés
  • Les compteurs : Combien de cigarettes vous êtes vous abstenu de fumer ? Quel pourcentage de votre souffle avez-vous recouvré ? Et surtout, combien avez-vous économisé ? Les logiciels permettant de faire vos comptes sont là aussi légion : “Quit Now”, par exemple, donne un éventail de statistiques assez riche, incluant notamment l’amélioration de votre santé. Dans un autre genre, “Get rich or die smoking”, avec son titre très explicite, permet de se fixer un objectif financier (le prix de vos prochaines vacances, par exemple), et de vous motiver pour l’atteindre, cigarette par cigarette.
  • Les jeux : Si l’argent n’est pas votre motivation, l’envie de fumer pourrait vous reprendre… sauf si vous trouvez de quoi occuper votre esprit ! Et sur ce terrain, tous les jeux pour smartphone sont valables, mais attention à ne pas devenir accro aux petits glissements de bonbons et autres oiseaux énervés. Dans un autre esprit, l’application française “Kwit”, dans sa version gratuite, propose de transformer l’arrêt de la cigarette en jeu, avec des objectifs à remplir, qui rapportent des points. Et l’aspect ludique semble porteur : en juin dernier, une startup lyonnaise, appuyée par la Ligue contre le Cancer, a levé plus de 25.000€ en quelques jours pour créer une application mobile nommée “Smokitten”, qui promet d’aider à l’arrêt du tabac via un jeu vidéo dont le personnage principal est… un chaton tout mignon.
  • Les zen : Dernière alternative proposée : méditer. Là encore, plusieurs applications se partagent sur le marché, assez porteur à l’heure actuelle, du yoga et de la méditation. Clappy, Zenfie ou Petit Bambou - ce sont leurs noms - proposent des séances de dix à vingt minutes. Et la dernière d’entre elles, Petit Bambou, vient de lancer un programme spécifique (payant) à l’attention des fumeurs qui souhaitent arrêter.

Les cigarettes connectées, c’est pas encore ça

Les plus acharnés enfin souhaiteront peut-être même contrôler leur consommation de nicotine en temps réel ou encore le temps passé cigarette à la bouche. Sur Internet, on voit de nombreux exemples de cigarettes électroniques connectées. Reliées en Bluetooth, elles affichent des statistiques sur l’écran du téléphone - comme le ferait par exemple une montre connectée avec le nombre de pas.

Problème, il semble que le marché soit peu porteur : peu d’acteurs se partagent le marché, et en premier lieu Smokio et Vapio. Plusieurs projets, n’ont pas passé l’étape du “crowdfunding” : la “Kosmo”, qui se voulait plus perfectionnée que ses concurrentes, n’a obtenu que 48% des fonds nécessaires, et le kit “MyVaps” censé permettre de connecter n’importe quelle cigarette, à peine 3% des 70.000 dollars demandés.

Quant au paquet de cigarettes connecté Lowiee, qui devrait permettre de contrôler sa consommation de “vraies” cigarettes, il est encore en phase de développement.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.