Ce mercredi, des affiches interpellant les candidats à la présidentielle sur l'IVG ont été placées illégalement dans plusieurs rames du métro de Paris.

Cinq lignes du réseau RATP sont concernées
Cinq lignes du réseau RATP sont concernées © AFP / Jacques Demarthon

Ce mercredi matin, plusieurs utilisateurs de Twitter ont relevé l'apparition dans certaines rames du métro parisien d'affiches signées de l'organisation anti-IVG "Les Survivants". Des affiches interpellant les candidats à l'élection présidentielle avec leurs photos accompagnées de slogans : "Ne ferme pas les frontières de nos vies", peut-on lire à côté de la photo de Marine Le Pen ; et "La France doit être une chance pour tous, alors laisse-nous la chance de vivre" à côté de celle d'Emmanuel Macron.

Des candidats éliminés au premier tour étaient également sur les affiches : ""Tu n'approuvais pas l'IVG, maintenant tu le défends", pour François Fillon, et "Tu prône l'égalité de tous les tous les Français, ça commence par l'égalité devant la naissance" pour Benoît Hamon, et enfin "Les communistes ne sont-ils pas censés protéger les plus faibles ?" avec Jean-Luc Mélenchon.

Cinq lignes concernées

Derrière cette campagne, se cachent Les Survivants, un mouvement qui se dit "de réaction citoyenne face au sentiment de malaise lié à la planification froide des naissances". Le mouvement s'est fait remarquer, début 2017, en insérant des affiches contre l'IVG dans des abribus parisiens. Une opération illégale... tout comme celle du métro ce mercredi : la RATP s'est dite "victime d'un acte de malveillance sur son réseau d'affichage (...), des affiches ont été apposées de manière sauvage dans les espaces d'affichage de plusieurs rames de métro", a déclaré la régie de transports dans un communiqué.

Elle a ensuite précisé que l’affichage a concerné "quelques trains des lignes 3, 6, 8, 10 et 12", et que toutes les affiches avaient été retirées dans le courant de la matinée, chaque rame étant examinée à son arrivée au terminus. La RATP a également prévenu qu'elle allait porter plainte. La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s'est dite "soulagée" de cette mise au point.

Reste à déterminer comment ce "piratage" a été possible, car les affiches ont été posées dans les dispositifs d'affichage des rames de métro, qui sont normalement sécurisés. Lors de l'opération d'affichage sauvage dans les abribus, le site Konbini avait montré que cette opération avait été précautionneusement organisée, les militants étant invités à s'habiller comme des poseurs d'affiches munis de gilets jaunes. La RATP n'a pas précisé, pour l'heure, comment ces affiches avaient pu être posées.

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