Trois fois par semaine dans les huit centres de distributions parisiens, les bénévoles de l'association Août Secours Alimentaire distribuent des sacs de nourriture pendant un mois.

Au mois d'août, les plus démunis doivent aussi manger. Les bénévoles d'Août Secours Alimentaire leur viennent en aide.
Au mois d'août, les plus démunis doivent aussi manger. Les bénévoles d'Août Secours Alimentaire leur viennent en aide. © AFP / Fred Dufour

Au mois d’août à Paris, 150 associations caritatives ferment leurs portes. Pour les suppléer, l’association Août Secours Alimentaire prend le relai. Créé en 1994 par le diacre Pierre Lanne, ce service vient en aide aux laissés-pour-compte de l’été en distribuant principalement des denrées alimentaires, collectées grâce aux dons.

Dans l’arrière-salle de l’église Notre-Dame-de-la-Croix, dans le XXe arrondissement de Paris, est installé l’un des huit centres de distribution de la capitale. À 15 h, la quarantaine de bénévoles se met à l’œuvre pour préparer les 800 sacs qui seront distribués l’après-midi.

Dans un sac, de quoi tenir deux jours pour une personne seule

Le contenu d’un sac ? Il peut varier selon les demandeurs, s’ils peuvent faire chauffer leur nourriture notamment. Dans la version froide, de quoi tenir deux jours pour une personne seule, tout en mangeant équilibré. "Il y a un pack de lait, différents produits protéinés, une boîte de thon, des sardines. Ainsi que des desserts, compotes, gâteaux de semoules. Il y a des féculents, des légumes, du pain et au moins deux ou trois fruits", décrit Christian Souza, responsable du centre de Notre-Dame-de-La-Croix.

Les sacs bleus contiennent également l’équivalent de deux jours de nourriture, mais que l’on peut faire chauffer. "Des pâtes, du riz, par exemple", énumère Christian. Et puis il y a les colis familiaux, "les sacs roses, qui correspondent à peu près à deux personnes et demi, trois personnes".

Pour déterminer qui peut recevoir cette aide, Août Secours Alimentaire est en relation avec toutes les associations parisiennes. Celles-ci leur font des demandes de cartes, qui sont par la suite remises aux personnes suivies à l’année, afin qu’elles puissent venir récupérer leurs sacs.

Un bouquet de fleurs, "un petit sourire en plus"

À 16h30, la file d’attente dehors est déjà longue. Des femmes, des enfants et des hommes, souvent seuls, patientent. Alors au-delà de la nourriture, c’est aussi un peu de chaleur humaine que l’on distribue.

Malika s’occupe de la buvette. "Dès qu’ils ont récupéré leurs sacs, explique-t-elle, les gens passent au bar pour prendre un petit goûter. Il y a des gâteaux, de la boisson, du café." La bénévole connait bien le centre car elle l’a fréquenté. Elle aussi a fait la queue pour recevoir son sac. "Je suis arrivée en France en 2011. Je venais ici récupérer mon colis. Maintenant que je suis bien installée, je me suis proposée pour faire du bénévolat en 2012."

Dans la file d’attente, certains s’impatientent. Alors on tente de garder le sourire en ajoutant au panier de petites attentions, comme un bouquet de fleurs. "C’est pas pour manger, mais c’est pour faire plaisir, s'amuse une bénévole.C’est toujours un petit sourire qu’on leur donne en plus." À 17h, l’association a déjà distribué près de la moitié des 800 sacs préparés par les bénévoles.

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