C'est l'un des débats de cette rentrée : faut-il, pour être efficace contre le Covid tout en évitant des contraintes excessives, réduire la durée de la quatorzaine en cas de suspicion ? Le Conseil scientifique est pour, la décision devrait être actée vendredi lors du conseil de défense, selon le ministre de la Santé.

Olivier Véran dans le studio de la matinale de France Inter le 8 septembre 2020
Olivier Véran dans le studio de la matinale de France Inter le 8 septembre 2020 © Radio France

Olivier Véran jugeait déjà que cette mise à l'écart des personnes soupçonnées d'être contaminées "sans doute trop longue". Le Conseil scientifique lui donne raison : invité de la matinale de France Inter, le ministre de la Santé explique que l'avis rendu est "favorable à ce qu’on puisse réduire la période de mise à l’abri dans un certain nombre de situations, et de passer de 14 à 7 jours".

Olivier Véran précise que ce n'est pas à lui de prendre cette décision, mais qu'elle le sera "vendredi en conseil de défense et de sécurité national où nous aborderons cela". "Cela nous donnera un peu de temps pour solliciter d'autres experts pour la mise en place, si c'était décidé par le président de la République et le Premier ministre."

Une contrainte moins longue, mais "qui doit être absolument respectée"

Pourquoi ce changement et n'est-il pas risqué ? Il assure que les raisons ne sont pas "économiques". "On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours qui suivent les symptômes ou la positivité d'un test. Ensuite, cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d'une semaine, elle est très faible."

"Le principe de réalité fait qu'on constate qu'un grand nombre de Français ne respectent pas la quatorzaine", regrette le ministre. "Quatorze jours chez vous, quand vous vous êtes tapé le confinement, on sait que c'est très compliqué. Donc il y aura une meilleure adhésion des Français à une période raccourcie, mais qui doit être absolument respectée pour limiter la contagiosité."

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