Ce lundi matin, une délégation officielle, et des proches des victimes des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher, survenus les 7 et 9 janvier 2015. Dans des cérémonies intimistes et sans prises de parole officielles, les participants se sont recueillis dans les trois lieux des attentats.

L'hommage rendu par les officiels devant les anciens locaux de Charlie Hebdo
L'hommage rendu par les officiels devant les anciens locaux de Charlie Hebdo © AFP / Gonzalo Fuentes

C'était il y a quatre ans, jour pour jour, le 7 janvier 2015. Deux hommes, Chérif et Saïd Kouachi, font irruption dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, rue Nicolas-Appert dans le 11e arrondissement de Paris, et ouvrent le feu. Ils tuent huit membres de la rédaction du journal, et quatre autres personnes, avant de prendre la fuite - et de tuer un autre homme, un policier, sur le chemin de leur fuite. 

Comme chaque année à la date anniversaire de cet attentat, des cérémonies de commémoration ont été rendues à Paris ce lundi matin. Si ces moments de commémoration étaient avant tout destinés à l'entourage proche des victimes, la mairie de Paris avait prévenu que "les sites où se dérouleront ces hommages seront accessibles" à tous, malgré un important dispositif de sécurité. 

Devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

Les cérémonies d'hommage ont commencé rue Nicolas-Appert, devant les anciens locaux du journal Charlie Hebdo, frappé par l'attaque des frères Kouachi, le 7 janvier 2015. La maire de Paris, Anne Hidalgo, et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Christophe Castaner et Nicole Belloubet, rejoints par le ministre de la Culture Franck Riester, ont observé un temps de recueillement à la lecture des noms des victimes de l'attentat, suivie d'une minute de silence, et de la Marseillaise. Emmanuel Macron, en revanche, n'y a pas participé. 

Plus tôt sur franceinfo, Riss, l'un des survivants des attentats devenu directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, expliquait que "maintenant, c'est un peu tous les jours le 7 janvier pour nous, on y pense tous les jours. Sans qu'il y ait forcément de cérémonie, on est toujours un peu dans cette journée-là". Il ajoute que : "Paradoxalement, c'est le journal qui nous permet, non pas de penser à autre chose, mais d'avoir un objectif toutes les semaines, de faire quelque chose de concret qui nous fait plaisir, ça nous donne un objectif dans nos vies que le journal soit à nouveau là".

Boulevard Richard-Lenoir

La délégation officielle, accompagnée des familles, s'est rendue au niveau du boulevard Richard-Lenoir où Ahmed Merabet, policier du 11e arrondissement, a été tué par les terroristes juste après l'assaut à la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Dans la délégation figuraient également des élus des 11e et 12e arrondissements de Paris, où ont eu lieu les attaques. 

Pour préserver le caractère intimiste de ces commémorations, la plupart des journalistes (dont le reporter de France Inter) ont été tenus à l'écart des cérémonies. 

La délégation officielle, sur le boulevard Richard-Lenoir, à Paris
La délégation officielle, sur le boulevard Richard-Lenoir, à Paris © Radio France / Thibault Lefèvre

Devant l'Hyper Casher, porte de Vincennes

La cérémonie s'est terminée devant le supermarché Hyper Casher où, deux jours après, le 9 janvier, a eu lieu la prise d'otages perpétrée par Amedy Coudibaly, au cours de laquelle quatre personnes ont été tuées. Même protocole que précédemment : un dépôt de gerbe, la lecture des noms des victimes, une minute de silence et la Marseillaise. Comme pour les autres lieux d'hommage, le recueillement a eu lieu juste devant la plaque commémorative dédiée aux victimes de l'attaque. 

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