Grenoble, 8/01/2015. Journée de deuil national, école Elysée Chatin. Minute de silence et discussion entre élèves et enseignants
Grenoble, 8/01/2015. Journée de deuil national, école Elysée Chatin. Minute de silence et discussion entre élèves et enseignants © PHOTOPQR/LE DAUPHINE ; CHRISTOPHE AGOSTINIS

Refus de participer à la minute de silence, attitudes véhémentes pendant les débats organisés à l'école, des enseignants se disent effarés par l'attitude de certains de leurs élèves. Le gouvernement essaie de prendre les choses en main.

Un élève de quatrième qui dit à son enseignante pendant la minute de silence, "je te bute à la kalach", des discours complotistes, quelques refus de participer à l'hommage national aux victimes des attentats de la semaine dernière... Depuis vendredi, les enseignants sont en plein désarroi face à la défiance de certains de leurs élèves.

Une enseignante dans un collège du 19e arrondissement de Paris raconte :

On ne peut pas tenir ces élèves pour responsables du discours qu'ils tiennent. Ils sont beaucoup trop jeunes.

Ce malaise a été largement relayé par la presse et pris en considération par le gouvernement. Pour le Premier ministre Manuel Valls :

Dans mon pays, je ne veux pas que l'on puisse dire que l'ennemi, quand un élève répond à une question d'un enseignant, c'est le Juif. Je ne veux pas qu'il y ait des jeunes qui fassent le V de la victoire après ce qui s'est passé. Je ne veux pas qu'il y ait des jeunes qui se reconnaissent dans ces terroristes barbares qui ont assassiné des journalistes, des policiers, des Juifs français parce qu'ils étaient juifs.

Manuel Valls accompagnera Najat Vallaud Belkacem demain pour tenter de déminer le problème devant les recteurs, précisant que "la priorité du quinquennat, c'est la jeunesse." La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a rencontré lundi l'ensemble de la communauté éducative et universitaire pour "préparer une mobilisation renforcée de l'école pour les valeurs de la République".

Elle réunira mardi l'ensemble des recteurs d'académie. L'objectif est de voir comment répondre aux besoins ou demandes d'expression qui ont lieu dans les classes et de prolonger la mobilisation au sein de l'Education à la suite des attentats.

Le mot d'ordre : continuer à parler de ce qu'il s'est passé. Les précisions de Sonia Bourhan.

Invité du journal de 13h, le N°2 du syndicat des chefs d'établissement Michel Richard assume sa responsabilité :

Il faut travailler collectivement avec l'ensemble de ses collègues.

L'unité nationale, les provocations des journalistes de Charlie Hebdo... Deux jours après le plus grand rassemblement français en région, Frédéric Bourgade est parti recueillir autour du Capitole des réactions de jeunes très critiques à l'égard de l'hebdomadaire satirique ou du rassemblement national :

Je ne suis pas Charlie parce qu'il y a eu de la provocation malsaine.

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