Le braille est lisible par les non-voyants mais pratiqué par seulement 12% d’entre eux. Les nouvelles technologies lui donnent un nouveau souffle.

Les claviers en braille font partie des solutions adaptées pour utiliser un ordinateur
Les claviers en braille font partie des solutions adaptées pour utiliser un ordinateur © Maxppp / PhotoPQR / L'Alsace

Seuls 12% des non-voyants en France lisent le braille aujourd’hui, soit environ 7.000 à 8.000 personnes. L’alphabet inventé en 1825 par Louis Braille (né un 4 janvier, devenu depuis journée internationale du braille) permet aux aveugles de lire et écrire sur des supports en relief. Mais alors que la lecture se fait de plus en plus souvent sur des supports digitaux, c’est-à-dire sur des écrans et des tablettes, le braille subit lui aussi sa transition numérique.

Une tablette en braille

En France, la société Inside Vision a créé une tablette tactile, la première au monde à être accessible à la fois aux voyants et aux non-voyants. “On voit l’ensemble des icônes, on peut se déplacer avec l’objet, et il y a un suivi automatique en braille et en vocal”, explique Damien Mauduit, directeur général de cette entreprise.

“Cela permet vraiment une inclusion complète en milieu scolaire ou en milieu professionnel”, explique-t-il : auparavant à l’école, un enfant aveugle devait être accompagné par un enseignant sachant lire le braille. “Aujourd’hui, un professeur qui a trente élèves et une personne aveugle peut le prendre comme une personne tout à fait normale”, conclut-il.

Manque de contenus

Pour pouvoir utiliser ces outils, ou encore les claviers qui permettent de taper à l'ordinateur en utilisant le braille, des associations s'impliquent pour faciliter l'accessibilité numérique des personnes malvoyantes ou aveugles. "Quand on achète quelque chose sur Internet, les moyens de paiement s'affichent sous forme de pictogrammes, qui ne sont pas décrits par le logiciel qu'utilise un aveugle pour naviguer sur Internet", déplore notamment Alex Bernier, directeur de l'association Braille Net.

Mais le manque le plus fort est celui de contenus : "La plupart des logiciels existent déjà", explique Alex Bernier. "Ce dont on manque vraiment, ce sont des livres, des cours accessibles, des sites Internet où l'on trouve des rubriques pédagogiques accessibles".

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