Quel bilan de cette année si particulière pour les 2,7 millions d'étudiants français ? Cours à distance, en pointillé : ils sont à compter parmi ceux dont le quotidien, et même l'avenir, a été bouleversé durablement. Une enquête menée par les universités tire les enseignements de douze mois de crise sanitaire.

Devant l'université Jean Jaurès de Toulouse, 12 mars 2021
Devant l'université Jean Jaurès de Toulouse, 12 mars 2021 © AFP / Lilian Cazabet / Hans Lucas

Ce jeudi matin, les présidents d'université faisaient le point sur le déroulement des douze derniers mois, à travers une enquête menée auprès d'une quinzaine d'établissements de tailles diverses, et qui représentent 300.000 étudiants. Et la première tendance qui s'engage, c'est que les résultats sont plutôt stables en première année, alors qu'en master le niveau baisse. 

Avantage du contrôle continu en début de cursus

Les étudiants de 1ère année, de licence et de DUT ont obtenu des résultats du premier semestre, en examen, identiques à ceux du 1er semestre de l'an dernier, avant le confinement. La Conférence des présidents d'universités (CPE) y voit un effet positif de l'attention particulière portée à ceux qui débutaient leur parcours dans l'enseignement supérieur : ils ont pu revenir en présentiel par petits groupes. C'est peut-être aussi une conséquence du contrôle continu qui entraîne des variations : les universités pratiquent de plus en plus ce mode d'évaluation en début de cursus. 

Ne pas dévaloriser les diplômes de master

Pour les étudiants de 2ème et 3ème année, les résultats sont quasiment stables avec un peu plus de disparités. En revanche pour les masters, on observe une baisse du taux de réussite, en particulier pour les deuxièmes années : les examens se sont davantage déroulés en présentiel et les jurys ont été sans doute moins indulgents, pour ne pas dévaloriser les diplômes. La CPE le reconnaît : en première année, les examinateurs ont fait preuve de clémence, pour tenir compte de cette situation particulière. Les présidents d'universités insistent pour dire qu'il faut absolument maintenir au minimum la jauge de 20% d'étudiants en présentiel, et ne surtout pas revenir en arrière, pour fermer les universités, même en cas de reconfinement local.