La Commission mixte paritaire du parlement se prononce ce mercredi sur la future "loi création" fixant notamment le volume obligatoire de diffusion de chansons en français.

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Transistor © Getty

Après la mobilisation de la filière musicale pour la sauvegarde des quotas de chansons françaises sur les radios le week-end dernier, c'est ce mercredi 15 juin à la Commission mixte paritaire du parlement d'étudier les dispositions de la future "loi création". Objectif pour la ministre de la Culture Audrey Azoulay et les parlementaires : trouver un accord sur les quotas de musique en français contestés par certaines radios privées. Une mesure qui impose depuis 1996 aux radios de diffuser 40% de chansons en langue française.

C'est une positon de compromis qui devrait être adoptée  en Commission mixte paritaire : le fruit d'un bras de fer entre d'un coté la SACEM, représentant les artistes, et certaines radios comme NRJ ou RTL qui dénoncent une atteinte à la liberté de programmer.  L'idée est donc de lâcher un peu de lest sur les quotas de chansons en français tout en s'assurant qu'une radio ne puisse pas jouer le même titre plus de 150 fois par mois et que les nouveautés soient privilégiées.

Pour Jean Noel Tronc, Directeur de la SACEM, ce système de contrôle n'est pas négociable.

C'est un dispositif qui peut être très vite fragilisé. Or, il se trouve que depuis une dizaine d'années, au vu et au su de tout le monde malheureusement, certaines radios ont contourné le dispositif. Par exemple en passant tout le temps les mêmes titres. Si ce dispositif venait à être affaibli, les conséquences pour la scène française seraient catastrophiques, sachant qu'aujourd'hui, la chanson française ne s'est jamais aussi bien portée artistiquement, mais qu'elle est très fragile économiquement.

Après la mobilisation des radios privées c'est désormais à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique de passer à la contre-attaque. Si un accord n'est pas trouvé aujourd'hui en commission, ce sera à l'assemblée de trancher définitivement en dernier ressort.

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