C'est le seul candidat déclaré à la direction de Force ouvrière : Pascal Pavageau prendra la tête du syndicat à l'issue du congrès de l'organisation qui se tient à Lille du lundi 23 au vendredi 27 avril. À 49 ans, Pascal Pavageau est engagé au sein de Force ouvrière depuis les années 90.

Le futur numéro 1 de Force ouvrière est bien plus critique sur l'action gouvernementale que ne l'est actuellement Jean-Claude Mailly
Le futur numéro 1 de Force ouvrière est bien plus critique sur l'action gouvernementale que ne l'est actuellement Jean-Claude Mailly © Maxppp / Arnaud Journois

Son élection ne fait pas de doute : à 49 ans, Pascal Pavageau sera élu le 27 avril à la tête de Force ouvrière (FO), en clôture du congrès du syndicat qui se tient depuis ce lundi 23 avril. Il succédera à Jean-Claude Mailly. Une consécration pour ce syndicaliste engagé depuis son plus jeune âge à Force Ouvrière.

Ascension rapide à FO

Pascal Pavageau a à peine plus de 20 ans quand il débute son histoire avec le syndicat. Il est étudiant à l'École nationale des travaux publics de l'État et y crée une section de FO qu'il ne quittera plus jamais. A cette époque déjà, il loue "l'indépendance" du syndicat. À la fin de ses études en 1994, il débute une carrière d'ingénieur spécialisé dans l'environnement : chef de la police de l'eau au sein des préfectures du Nord et du Pas-de-Calais puis directeur d'une unité territoriale de navigation et enfin employé de la direction régionale de l'Environnement de la région Centre. Parallèlement, il grimpe rapidement les échelons au sein de FO. Une ascension qui le porte en 2009  au bureau confédéral, l'instance dirigeante du syndicat.

Vers une ligne plus dure

Le dialogue social pourrait bien se durcir après le sacre de Pascal Pavageau. Il n'a jamais caché son hostilité contre Emmanuel Macron, critiquant vertement la politique "du chacun pour soi" d'Emmanuel Macron. Pour le futur leader de FO, le chef de l'Etat  "se fiche des syndicats" et "ne supporte pas les contrepoids". Une position bien plus tranchée que celle de son prédécesseur Jean-Claude Mailly qui avait notamment refusé d'appeler à manifester contre les ordonnances réformant le code du travail. À propos de cette décision, Pascal Pavageau évoque un "mystère". 

Du côté de la réforme des retraites lancée par le gouvernement, même fermeté. Le futur numéro un de FO qualifie de "bla-bla" les discussions en cours, expliquant qu'il ne sait toujours pas "ce que le gouvernement veut faire". Enfin, sur la fameuse convergence des luttes prônée par la CGT, là aussi  Pascal Pavageau se montre plus ferme : il a déjà mis en garde le gouvernement contre des mouvements qui pourraient devenir "de plus en plus interprofessionnels" et intersyndicaux. Pascal Pavageau n'est d'ailleurs pas étranger aux cortèges de la CGT, il a déjà manifesté avec les fonctionnaires et les cheminots au côté de Philippe Martinez. 

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