Dans le sillon des "gilets jaunes" est apparu le mouvement des "stylos rouges" : des personnels de l'éducation qui dénoncent leur faible pouvoir d'achat et le manque de reconnaissance du gouvernement à leur égard. Les revendications du mouvement, qui se dit apolitique, rejoignent pourtant bien celles des syndicats.

L"un des logos du mouvement des "Stylos rouges" sur Facebook
L"un des logos du mouvement des "Stylos rouges" sur Facebook © Radio France / Capture écran Facebook

À la suite du mouvement #pasdevague, le groupe des "stylos rouges" est apparu sur les réseaux sociaux le 12 décembre dernier et compte aujourd'hui plus de 56 000 membres. Il y a de tout, selon les représentants de ces "stylos rouges" : des professeurs du primaire, du secondaire, du supérieur aussi, mais aussi des personnels, des auxiliaires de vie scolaire, des conseillers principaux d'éducation, tous ceux qui se sentent oubliés par le gouvernement.  

Julie est l'une des modératrices du groupe "Les Stylos Rouges" sur Facebook et dit mener cette action en parallèle des syndicats : "Dans le groupe il y a des personnes syndiquées et pas syndiquées. Mais même les personnes actives dans les syndicats ou des gens comme moi qui ne suis pas syndiquée, nous avons choisi pour l'instant de faire un mouvement en dehors des syndicats parce qu'on veut un mouvement apolitique. En fait nous avons le même but : faire améliorer les choses".

On ne veut pas de reprise par les syndicats mais pourquoi pas travailler ensemble plus tard

Certains syndicats, comme le Snes, ne sont pas contre l'idée d'un rapprochement, comme le précise la secrétaire générale Frédérique Rolet : 

C'est un mouvement assez hétérogène, avec des revendications qui ne sont pas toujours très formalisées, d'où le besoin d'avoir, à un moment, besoin des relais syndicaux

"Si, à un moment, des membres des 'stylos rouges' souhaitent nous rencontrer et que l'on regarde ce qu'on peut faire ensemble pour toucher le maximum de collègues et rendre visible auprès de l'opinion publique nos demandes, pourquoi pas."

Les revendications se rejoignent en effet : sur les salaires, sur les réformes, les "stylos rouges" sont prêts à corriger la copie du ministre.    

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