L'Ecole des pupilles de l'air à Montbonnot-Saint-Martin près de Grenoble
L'Ecole des pupilles de l'air à Montbonnot-Saint-Martin près de Grenoble © MaxPPP/Le Dauphiné/Christophe Agostinis

Quatre élèves de l’École des pupilles de l'Air, près de Grenoble, ont été mis en examen pour avoir projeté une action contre une mosquée à Montélimar.

L'Ecole des pupilles de l'air, créée en 1941, est un établissement scolaire à vocation sociale qui scolarise des enfants de personnels de la Défense, de la Fonction publique et du plan Egalité des chances. Le projet pédagogique de l'établissement, qui scolarise 750 élèves de la 6e aux classes préparatoires aux grandes écoles, vise le développement des valeurs de la République et lutte contre les discriminations.

Les quatre adolescents qui y étaient scolarisés en première et en terminale, ont été mis en examen jeudi "pour association de malfaiteurs" et placés sous contrôle judiciaire. L'école les a egalement exclus à titre conservatoire".

Ils sont suspectés d'avoir préparé l'attaque à l'explosif d'une mosquée, à Montélimar ou plus exactement d'un possible passage à l'acte.

Les quatre lycéens suspectés sont "d'origine sociale différente" et ont intégré l'Ecole des pupilles de l'air en 2009, 2011, 2012 et 2014.

Selon le colonel Jean-Pascal Breton, du Service d'information et de relations publiques de l'armée (Sirpa) de l'air, la direction de l'établissement, "alertée par une possible radicalisation d'un certain nombre d'élèves", avait prévenu la gendarmerie de l'air, ce qui a débouché sur l'ouverture de la procédure judiciaire.

Une affaire qui rembarasse les familles et l'armée.

A l'Ecole des pupilles de l'air, Maxime Bacquié

Les actes d'islamophobie en hausse en France

Après les attentats de Charlie Hebdo et de l'épicerie casher, qui ont fait exploser les actes anti-musulmans, le président de l'Observatoire national contre l'islamophobie et membre du bureau du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, a dit aujourd'hui son inquiétude. Selon lui, 167 actes "anti-musulmans" ont été comptabilisés en janvier 2015 contre 14 un an plus tôt.

Selon Abdallah Zekri :

La radicalisation n'est pas à sens unique. Il y a ceux qui se radicalisent pour devenir terroriste et d'autres qui se radicalisent contre l'islam et les musulmans. Il va de soi que les déclarations des hommes politiques dans ces dernières périodes électorales, qui ont voulu surfer sur les thèses du Front national en évoquant des sujets tels que les menus de substitution dans les cantines ou le voile à l'université, a créé un climat propice à de tels actes.

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