Période sacrée pour les musulmans, période chargée pour les commerçants. Avec le début du ramadan, les rayons halal font le plein, y compris dans les grandes surfaces.

Du foie gras halal, vendu au marché international de Rungis (94)
Du foie gras halal, vendu au marché international de Rungis (94) © AFP / Philippe Lopez

C’est un rite respecté par 70 à 80% des cinq millions de musulmans vivant en France. Depuis le 17 mai, les fidèles sont invités à s’abstenir de boire, de manger et d’avoir des relations sexuelles, de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Le soir, ils se retrouvent pour célébrer l’iftar, la rupture du jeûne. Des repas copieux, partagés en famille et qui représentent une manne non négligeable pour la filière halal. 

Un chiffre d'affaires en augmentation de 20% en 5 ans

D’après le cabinet Solis, spécialisé dans le "marketing identitaire", les familles musulmanes dépensent 34% d’argent en plus pour la nourriture durant le ramadan, soit 434 euros en moyenne par foyer. Le marché du halal représente plus de 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, toujours d’après Solis, c’est-à-dire quasiment autant que le marché du bio. Un chiffre en augmentation de 20% depuis 2013, selon l'institut d'analyse de la consommation Nielsen. Conséquence, les commerces traditionnels sont concurrencés par les grandes surfaces, qui n’hésitent plus à faire faire la promotion de leurs rayons.

Le bio halal se développe, mais reste embryonnaire

Autre niche en train de naître, le bio halal. Les pionniers du genre sont deux frères jumeaux, qui ont ouvert une boucherie haut de gamme en Seine-Saint-Denis. Leur chiffre d’affaires atteint 2,5 millions d’euros, deux fois plus qu’il y a trois ans. Malgré tout, ces commerces se comptent encore sur les doigts d’une main, à Paris.

Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.