Metro - RATP
Metro - RATP © Max PPP / Max PPP

C'est la plainte d'un jeune Roumain qui a tout déclenché : il affirme qu'on lui a refusé l'accès à un bus en Seine-et-Marne, alors même qu'il avait son titre de transport. Le Défenseur des droits a ouvert une enquête et la RATP a fait une mise au point.

Pas question de refuser l'accès aux transports en commun à des utilisateurs sous prétexte qu'ils sont Roms. La RATP a décidé de le rappeler en interne aux chauffeurs de bus concernés : le règlement est clair sur le sujet, il faut accepter tout passager muni d'un titre de transport valide.

Un rappel relatif à l'application du règlement, à savoir le fait d'accepter à bord des bus tout voyageur muni d'un titre de transport valide, a d'ores et déjà été réalisé par l'encadrement du centre bus concerné. Les agissements évoqués, s'ils étaient avérés, seraient contraires aux valeurs et au code éthique de l'entreprise.

À l'origine, il y a cette plainte de Cosmin, 23 ans, qui travaille pour l'association Les Enfants du Canal à Paris. Il a longtemps vécu dans un bidonville de Champs-sur-Marne. Il affirme qu'un jour de janvier, on lui a interdit de monter à bord du bus 213 qu'il voulait utiliser. "Les Roumains ils vont à pied, pas dans le bus", lui aurait-on sèchement répliqué. Et ce, même après que le passager a présenté son pass Navigo, tout à fait en règle.

Il raconte son histoire à Géraldine Hallot

"Instruction en cours" chez le Défenseur des droits

Pour le jeune homme, cet incident est loin d'être un cas isolé. Selon lui, certains chauffeurs ont carrément choisi de "ne pas s'arrêter" devant l'arrêt le plus proche du bidonville où il vivait. Difficile de vérifier ces faits, selon la RATP. Mais mieux vaut prévenir que guérir, elle assure qu'elle sera particulièrement attentive à tout nouveau débordement de ce genre.

Un débordement qui indigne François Loret, membre du collectif Romeurope

De son côté, le Défenseur desdroits s'est saisi du dossier. Il compte entendre l'ensemble des parties. Victimes, représentants de la RATP, mais aussi le chauffeur concerné, une fois qu'il sera identifié, et les associations de soutien. Mais l'enquête pourrait prendre un bon moment : le Défenseur des droits doit gérer plusieurs milliers de dossiers par an.

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