soixante-trois nouvelles plaintes contre des fabricants de pilules contraceptives
soixante-trois nouvelles plaintes contre des fabricants de pilules contraceptives © reuters

Le rapport diffusé aujourd’hui par l'Agence du médicament va faire peur aux femmes sous contraception orale.

L’ANSM écrit que les pilules contraceptives, toutes générations confondues, entraînent chaque année plus de 2.500 accidents par formation de caillots dans les veines et 20 décès prématurés par an en France, liés à la survenue d'une embolie pulmonaire.

Dans ce rapport portant sur la période 2000-2011et ne concernant que les problèmes veineux, l'ANSM attribue six décès à l'utilisation de pilules de 1ère et 2e générations et 14 à celle des pilules de 3e et 4e générations.

Sur le total des 2.529 accidents veineux annuels, 778 cas sont liés aux pilules de 1e et 2e générations, tandis que 1.751 dont attribuables aux pilules de 3 et 4e génération, selon la même étude.

La contraception orale est utilisée par 4,27 millions de femmes (chiffres de 2011).

Ces chiffres semblent ainsi confirmer les risques accrus de thrombose liés aux pilules de 3e et 4e génération, pointés du doigt par le ministère de la Santé et l'ANSM qui estime que si les pilules de 3e et 4e génération n'avaient pas été prescrites, il y aurait eu 9 décès par an en moins et 1.167 accidents veineux de moins en France.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a décidé d'encadrer plus strictement les prescriptions de des pilules de 3e et 4e génération, avec l'obligation de certaines mentions par le médecin sur l'ordonnance, et de cesser de les rembourser dès mars, face à ces risques accrus.

Les chiffres de ventes de février montrent une réaction importante, avec une chute de 34% pour les pilules de 3 et 4e génération et une hausse de 27% pour les ventes de pilules de 1e et 2e génération, selon les statistiques diffusées mardi par l'ANSM.

Danielle Messager

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