Après les injonctions du premier ministre, les notes du ministre de l'Intérieur pour demander la multiplication des contrôles, les préfets, les gendarmes et les policiers commencent à durcir le ton.

Les contrôles vont être renforcés notamment dans les bars et les restaurants
Les contrôles vont être renforcés notamment dans les bars et les restaurants © AFP / Martin Bureau

Alors que la France enregistre plus de 2 800 contaminations en 24 heures, un chiffre en forte hausse depuis le début de la semaine, le Premier ministre Jean Castex a demandé aux préfets d'étendre l'obligation de port du masque dans les espaces publics.

À Paris, le masque est obligatoire à partir de ce samedi matin dans de nouveaux quartiers. Et pour faire respecter la mesure, tout comme la distanciation dans les bars et les restaurants, le ministère de l'Intérieur demande désormais de la fermeté : plus de contrôles, et si besoin des amendes, et des fermetures administratives.

Certains préfets se sont d'ailleurs apparemment fait rappeler à l'ordre. En cause : un nombre insuffisant de contrôles réclamés aux policiers, alors que des rassemblements, autorisés ou non, familiaux ou publics, il y a 15 jours, ont déclenché des clusters en série. 

Résultats : des bars, des restaurants ont eu droit à des contrôles serrés, des avertissements pour certains - les derniers avant sanctions - et des fermetures pour d'autres. Exemple à Montpellier en milieu de semaine, ou à Lille vendredi soir. 

Les gendarmes multiplient les interventions pour tapages nocturnes, quand il s'agit en réalité de soirées privées transformées en discothèques d'une nuit et sans masques évidemment. Les gendarmes se préparent à devoir intervenir sur des raves party sauvages ce week-end. L'objectif à chaque fois est d'obtenir les bons renseignements pour empêcher l'accès aux terrains squattés pour l'occasion

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.