Les organisations étudiantes et lycéennes reçues à Matignon après les manifestations contre la loi travail
Les organisations étudiantes et lycéennes reçues à Matignon après les manifestations contre la loi travail © MaxPPP

Après l’épreuve de la rue, celle du dialogue : Manuel Valls a reçu à Matignon les organisations de jeunes, pour dissiper leurs inquiétudes sur la réforme de la loi travail. Le premier ministre a garanti un texte de compromis, mais sans convaincre la jeunesse.

Après les manifestations du 9 mars dernier qui ont rassemblé entre 240.000 et 400.000 personnes en France, une délégation de jeunes, au travers desyndicats étudiants et lycéens , avait rendez-vous à Matignon pour dialoguer en compagnie du Premier ministre mais aussi de la ministre du travail Myriam El Khomri et d’Emmanuel Macron, le ministre de l'économie. C’est la première fois, depuis les manifestations lycéennes contre le CPE en 1990 , qu’un gouvernement de gauche se voit contraint de se concerter avec la jeunesse.

Un compromis ambitieux

L’objectif affiché était d’échanger sur la réforme de la loi travail, mais surtout de convaincre de son bien-fondé : Manuel Valls a ainsi promis de "corriger, rectifier, changer ce qui doit l'être, lever les ambiguïtés et répondre aux interrogations ", et affirme vouloir "un compromis ambitieux ".

Réformer, ça n'est pas passer en force, ça n'est pas brutaliser ( Manuel Valls, premier ministre)

La jeunesse maintient sa mobilisation

Pour autant, les arguments avancés par le gouvernement n’ont pas convaincu, puisque la plupart des organisations de jeunes (l'Unef, la Fage, ainsi que trois organisations lycéennes, la Fidl, l'UNL et la SGL) venus à Matignon, en sont ressorties en pensant qu'elles n'avaient pas été entendues par le gouvernement (hormis la Fage, qui attend de nouvelles annonces avant de décider de la marche à suivre : mobilisation ou pas).

Ce que nous explique le Premier ministre, c'est qu'on peut discuter de tout, mais pas de la loi travail (William Martinet, président de l’unef)

L’UNEF a par ailleurs confirmé la journée d'action du 17 mars, avec appel à la grève et manifestation, auxquelles se joindront aussi trois organisations lycéennes. Les syndicats FO et CGT ont maintenu leur appel à la mobilisation le 31 mars.

►►►Ecoutez la réaction de l'Unef après la réunion de Matignon : "le seuil de tolérance des jeunes à la précarité a été dépassé", explique William Martinet à Maxime Debs :

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