Syriens, Ivoiriens, Iraniens... Ils ont pris les manettes de plusieurs restaurants parisiens, jusqu'à mardi prochain. Une initiative pour fédérer autour de valeurs universelles.

Au restaurant Poulette, à Paris, le chef du jour Mohammad El Khaldy est Syrien
Au restaurant Poulette, à Paris, le chef du jour Mohammad El Khaldy est Syrien © Radio France / Julie Pietri

C'est la première édition, et le Refugee Food Festival affiche déjà quasi complet. Onze restaurants ont dit "banco" à ce projet monté par plusieurs associations et l'UNHCR (l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés). Leur but : "rassembler et partager grâce au pouvoir universel et fédérateur de la cuisine". Symbolique, alors que l'on célèbre lundi la Journée mondiale des réfugiés.

Écoutez le reportage de Julie Pietri :

Mohammad El Khaldy , 36 ans est le chef ce dimanche. Dans les cuisines exiguës de chez "Poulette", restaurant du centre de Paris, il tente de se faire comprendre. Originaire de Damas, il est arrivé en France il y a neuf mois. Et pour l'occasion, il a décidé de préparer un repas traditionnel syrien, " le Fatteh". Il y en a trois sortes : poulet, langue de bœuf, ou végétarien.

Le menu du jour, et ses plats typiquement syriens
Le menu du jour, et ses plats typiquement syriens © Radio France / Julie Pietri

Ça a été très dur de quitter notre pays, mon restaurant... Mais la guerre est terrible. J'ai trois fils. Deux ont cessé de parler. Alors j'ai choisi de venir en France. C'est un nouveau départ !

En salle, les clients s'assoient petit à petit. Enveloppés par une odeur de citron et de menthe.Parmi les curieux, il y a même un autre Syrien, venu goûter de la cuisine "chère à son cœur" en signe de soutien.

En salle, la cuisine rapproche les réfugiés et les clients
En salle, la cuisine rapproche les réfugiés et les clients © Radio France / Julie Pietri

À l'origine de ce projet centré sur la cuisine, il y a Marine Mandrila, cofondatrice de l'association Food Sweet Food, qui se réjouit de voir les réfugiés au cœur des cuisines parisiennes. "Au cours de l'organisation du festival, on a eu deux restaurants qui ont fait des propositions à des chefs.", explique-t-elle. "Le premier, pour un emploi à mi-temps, et le deuxième pour venir, tous les lundi, proposer sa cuisine syrienne. C'est vraiment un outil d'insertion et d'intégration."

► ► ► SUR LE WEB | Le site du Refugee Food Festival

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