C'est cette ligne éditoriale que défend désormais Camille Pène, directrice de Futur-en-Seine. Cette année le festival de l'innnovation à Paris se réinvente et devient FUTUR.E.S in Paris.

Le festival Futur.e.s in Paris en juin 2017
Le festival Futur.e.s in Paris en juin 2017 © Futur.e.s Festivals

A quoi sert-il de rassembler des entreprises innovantes dans toutes sortes de domaine ? L'innovation pourquoi faire ? C'est en se posant ces questions que Cap Digital réinvente son festival Futur-en-Seine. Il devient Futur.e.s in Paris, et fait étape le 21 mars à Casablanca. 

Le festival à Paris se tient en juin mais c'est toute la ligne éditoriale que sa directrice Camille Pène revisite, à la recherche d'un futur plus démocratique et au service de tous. C'est à ces priorités que devront s'atteler les entreprises candidates, hackers ou écoles ou associations qui voudront être représentés lors du grand rendez-vous du 21 juin prochain. 

1. Pourquoi Futur.e.s ,que vient faire le développement de l'écriture inclusive dans cette histoire ? 

Jusqu’à présent on était un rendez-vous en juin, un évènement parmi d'autres du même type, désormais nous avons plusieurs moments dans l’année et par exemple Futur.e.s en Afrique en mars. 

En février on parlera du futur de la cobotique. On voulait aussi renforcer notre identité car nous sommes le seul évènement du genre tout public. On voulait marquer cet aspect de diversité et d’inclusivité. 

2. Pourquoi insistez-vous sur l’idée du projet de société derrière l’innovation ? 

L’innovation que porte toute l’équipe, doit résoudre des problèmes aujourd’hui  pour un futur meilleur. C’est le sens des innovations de beaucoup d'entreprises que nous invitons ; ils veulent que leurs innovations résolvent des problèmes concernant le climat ou l’éducation.  

Beaucoup d’industries ont été inquiétées par les phénomènes d’uberisation, elles comprennent donc qu’elles doivent s’interroger sur le monde de demain. 

3. Vous êtes à la pointe de l’innovation et de technologie, et on a le sentiment d’un coup de frein

Ce n’est pas un coup de frein, mais c’est dans notre adn que de proposer un temps de décryptage. Nous avons toujours invité des gens capables de réfléchir au numérique comme étant une question de société.

Mais c’est une pause pour mieux repartir dans l’action ; dans le festival il y a de nombreux moments pour agir, pour prototyper et co-construire. Mais nous nous demandons vraiment quel monde nous voulons avant d’agir et d’inventer. 

4. Vous parlez de dégooglisation du monde ? Est il-temps de prendre ses distances avec l’ami Google

C’est une expression forte.  Je parle d’une tendance et d’une inquiétude que les gens ont sur l’utilisation de leurs données par les GAFA et l’envie d’une alternative construite en Europe.

Les gens utilisent Google tous les jours et se questionnent sur les données ; ils ont parfaitement intégrer que s’ils ne payent pas c’est que ce sont eux les produits. Il existe de plus en plus d’alternatives comme Qwant le moteur européen, et il y a de plus en plus d’entreprises qui s’engagent à ne pas stocker les données . 

Le rôle d’un festival comme le nôtre est de mettre en lumière des alternatives. 

En Afrique, avec Future.s in Africa, on montrera comment innover sur ce continent de manière frugale et pour répondre à des problèmes majeurs. On va montrer des innovations pour la santé et l’éducation comme Eduair, au Cameroun, spécialisée dans la commercialisation des box numériques donnant accès à tout type de contenus sans connexion internet.

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