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En déplacement dans le Pas-de-Calais ce mardi, François Hollande détaillera la phase 2 du programme de rénovation urbaine. 400 quartiers défavorisés vont bénéficier de ce pactole de 5 milliards d'euros sur dix ans.

Lors de la première phase de rénovation urbaine, entre 2003 et 2013, ces aides avaient été attribuées en fonction des dossiers montés par les collectivités. Cette fois c’est différent : c’est l’Etat qui a choisi, avec une enveloppe globale de 5 milliards sur dix ans.

Les précisions d'Antoine Giniaux

A la veille de la visite présidentielle, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a adopté hier la liste des nouveaux quartiers prioritaires, choisis pour leurs "dysfonctionnements urbains les plus graves", et qui bénéficieront de ce second programme de rénovation prévu sur dix ans.

200 quartiers dits d'"intérêt national"

L'investissement le plus lourd, soit 4 milliards d'euros, concernera les 200 quartiers (178 en métropole, 22 en Outre-Mer) "où la pauvreté est la plus forte, et où les habitants ont aujourd'hui le plus de mal à se loger correctement, à accéder aux services publics ou à des transports de qualité", d'après le ministère. Et notamment les zones géographiques, où au moins un millier de familles gagnent moins de 900 euros par mois.

Le plan cible essentiellement l’Ile de France avec 58 quartiers, le Nord Pas-de-Calais, les régions PACA et Rhône-Alpes. Des rénovations commencées ces dix dernieres années vont également continuer dans le quartier du Neuhof, en périphérie de Strasbourg, ou à Bron près de Lyon. De nouveaux chantiers, notamment dans les villes moyennes comme Auxerre, et Lens, vont être lancés.

200 quartiers d'"intérêt régional"

A ces 200 quartiers d’"intérêt national", viennent s’ajouter 200 autres quartiers, estampillés "intérêt régional" présentant également des "enjeux importants". Ils se partageront une plus petite enveloppe, d’un milliard d’euros. Au total, l’Etat espère, avec l'aide des collectivités, créer 240 000 emplois dans le batiment, et générer des investissements de près de 20 milliards sur 10 ans.

Dans l'entourage du président de la Répupblique on explique :

Il s'agit de dire qu'en cette fin d'année, la République se mobilise pour les quartiers les plus en difficulté, sur tous les aspects: politique de la ville, rénovation urbaine, services publics de proximité, éducation nationale...

L'idée est de tirer les leçons du premier plan, lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo, de ne plus se concentrer sur le seul urbanisme, mais au contraire d'avoir une "approche transversale" en jouant sur les trois leviers du développement économique, de la rénovation urbaine et de la cohésion sociale.

François Hollande a entamé ce mardi matin à Boulogne-sur-Mer un déplacement dans le Pas-de-Calais, destiné à justement à donner un nouvel élan à la politique en faveur des quartiers défavorisés. Il devait ensuite se rendre à Lens, dans le bassin minier. Ce déplacement "sera une étape très importante en termes de symbole mais aussi pour le déclenchement d'une procédure de rénovation urbaine lourde", a indiqué hier le ministre de la Ville, Patrick Kanner, qui accompagne le Président.

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