Siège de la DCRI, à Levallois-Perret
Siège de la DCRI, à Levallois-Perret © CC SKoop

C'est ce lundi qu'entre en vigueur la réforme des services de renseignements engagée par Manuel Valls il y a deux ans. La DCRI, la direction centrale du renseignement intérieur devient la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure. Et ce changement n'est pas que cosmétique.

La DGSI dépendra désormais directement du ministre de l'Intérieur, et plus du directeur de la police.

Elle aura donc un fonctionnement autonome, ce qui lui permettra de recruter jusqu'à 20% de non policiers : des informaticiens, des traducteurs, des ingénieurs télécom.

Parallèlement, Beauvau renforce le renseignement de terrain : le SCRT. Ce qui rappelle quand même furieusement l'architecture du renseignement intérieur d'avant 2008 : la DST d'un côté, les renseignements généraux de l'autre.

Jean-Marc Bailleul , du Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure, ne parle pas d'"usine à gaz", mais juste pour ne pas tomber dans le procès d'intention :

On n’a pas été au bout des choses. Séparer les deux services de renseignements du pays : le renseignement intérieur et le renseignement territorial, ce n’est pas forcement une bonne chose parce que les connexions sont nombreuses et nous sommes persuadés qu’une seule direction qui aurait regroupé les deux services - y compris les cellules de renseignement de la gendarmerie - aurait été beaucoup plus efficiente.

Ne pas regrouper tous les services de renseignements intérieurs signifie créer des bureaux de coordination et d'échange entre services. Donc, on empile des strates. L’image de l'usine à gaz est donc plutôt pertinente.

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