Le coût de la vie étudiante continue d'augmenter alors que les étudiants voient leurs aides sociales diminuer. Selon l'enquête annuelle de l'Unef, un étudiant débourse en moyenne 837,72 euros chaque mois pour se loger, se déplacer et se nourrir.

La vie étudiante a augmenté de 1,31% en moyenne
La vie étudiante a augmenté de 1,31% en moyenne © AFP / GARO / Phanie

Alors que la rentrée étudiante approche, l'Unef, syndicat étudiant, dévoile ce lundi son enquête sur le coût de la vie étudiante. En 2018, le budget moyen mensuel d'un jeune est de 837,72 euros, soit une hausse de 1,31 % par rapport à l'année précédente.

Certes, cette augmentation est moins forte que l'inflation (2,3 %) mais malgré cela, le syndicat pointe du doigt une précarité grandissante des étudiants.

"Le logement et le transport augmentent dans huit villes universitaires, déplore Lilâ Le Bas, présente de l'Unef, c'est aussi dû à un système social à bout de souffle avec un gouvernement qui fait le choix de geler les aides."

Revaloriser bourses et APL

Face à ce constat, le syndicat étudiant appelle les pouvoirs publiques à réformer les aides sociales à destination des étudiants afin d'augmenter le nombre d'étudiants boursiers, de revaloriser le montant des bourses sur critères sociaux et le montant des APL de 20 %. L'Unef réclame également des investissements dans les Crous afin de proposer davantage de logements étudiants et de pouvoir restaurer plus de monde, tout en ouvrant l'accès aux aides des Crous aux étudiants étrangers.

Aux régions et aux communes, le syndicat demande aussi l'exonération de la taxe d'habitation pour les étudiants, dès l'année 2019, alors que cette exonération non automatique n'a lieu que sur demande des étudiants concernés, sans systématisme, la mise en place de demi-tarifs étudiants pour les transports et le retour de l'encadrement des loyer à Lille (et à Paris, où la mesure devrait être réinstaurée).

Assumer sa vie étudiante nécessite pour 46 % des étudiants de trouver un emploi en parallèle des études, une vie salariée source de stress pour 33,5 % des étudiants et surtout d'échec pour 17,7 % d'entre eux.

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