Face à la détresse des étudiants, frappés de plein fouet par les conséquences de la crise de la Covid, le chef de l'État a annoncé plusieurs mesures pour leur venir en aide.

Le chef de l'État a rencontré des étudiants lors d'un déplacement à l'université de Paris-Saclay, en Île-de-France.
Le chef de l'État a rencontré des étudiants lors d'un déplacement à l'université de Paris-Saclay, en Île-de-France. © AFP / Yoan Valat

C'est une population qui crie depuis quelques semaines sa souffrance face à la crise de la Covid-19. Privés de cours en présentiel depuis de longs mois, les étudiants se plaignent d'être délaissés et, pour certains, d'être plongés dans une situation de très grande précarité. Pour y remédier, Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces, jeudi, lors d'un déplacement à l'université de Paris-Saclay, en Île-de-France. Le chef de l'État a par ailleurs prévenu que "le retour à la normale n'est pas envisageable au deuxième semestre" de l'année universitaire et qu'il faudra vivre "avec les contraintes" sanitaires "jusqu'à l'été".

Repas à 1€, présentiel un jour par semaine

Au cours d'un échange avec les étudiants, Emmanuel Macron a annoncé :

  • l'accès, pour l'ensemble des étudiants (y  compris les non boursiers et les étudiants internationaux), à deux repas par jour pour le prix à 1€ chacun dans les restaurants universitaires ;
  • le retour en présentiel un jour par semaine à l'université : "Un étudiant doit avoir les mêmes droits qu'un salarié (...) S'il en a besoin, il doit pouvoir revenir un jour par semaine" dans des amphis avec une jauge maximum de 20 % ;
  • la création d'un "chèque psy" pour permettre "à tous les étudiants qui le souhaitent", en situation de mal-être, de consulter (psychologue, psychiatre) et suivre des soins, à partir du 1er février.

Lassitude

Jusqu'à présent, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé que les étudiants de première année pourraient reprendre par demi-groupes les travaux dirigés en présentiel à partir du 25 janvier. La mesure devait s'étendre ensuite progressivement aux autres niveaux, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire. Depuis la rentrée de septembre, les Crous avaient aussi mis en place un repas par jour à un euro (contre 3,30 euros normalement), mais pour les boursiers uniquement.

Privés depuis plus de deux mois de cours en présentiel, contrairement aux élèves des lycées, des classes prépa ou des BTS, de nombreux étudiants éprouvent un sentiment d'injustice. Mercredi, des centaines d'entre eux sont descendus dans la rue à travers la France pour exprimer leur lassitude face à une situation qui s'éternise.